Urgence
Géorgie : l’Unicef évalue les besoins des familles

Mardi matin, l’Ossétie du sud restait inaccessible en raison des opérations militaires.
Dans les régions de Tbilissi, Tianeti et Kakheti, 3 500 nouveaux déplacés bénéficient d’une assistance du gouvernement géorgien et des agences des Nations unies. Mais le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) estime qu’il pourrait y avoir suite aux combats de ces derniers jours jusqu’à 100 000 déplacés. L’Unicef, le HCR et le Programme alimentaire mondial (PAM) sont en train d’évaluer le nombre et la localisation des nouveaux arrivants afin de pouvoir organiser la réponse.

© GEOATLAS-Graphi-Ogre
Un premier avion du HCR transportant des secours de première nécessité est attendu mardi 12 août. 30 000 personnes doivent ainsi recevoir des couvertures, des jerry cans, des ustensiles de cuisine et des tentes. Un second avion pourrait arriver le même jour ou le lendemain.
L’Unicef est leader sur les questions d’eau et assainissement. Une évaluation des ressources locales en eau est en cours pour savoir si elles peuvent suffire aux besoins des nouveaux arrivants. Selon les premières observations faites sur les sites d’accueil des déplacés, l’hygiène et l’assainissement sont des problèmes à résoudre en priorité, ainsi que la question de la nutrition des enfants et de leurs mères. Le PAM apporte une assistance alimentaire aux déplacés à Tbilissi, Rustavi, Gardabani et Duscheti.
L’Unicef se focalise aussi sur le sort des enfants séparés ou non accompagnés, en particulier parmi les déplacés qui ont fui vers l’Ossétie du Nord. Beaucoup de gens sont partis sans emporter leurs papiers, en particulier des enfants qui n’ont pas leurs certificats de naissance.
1,1 million de Géorgiens sont mineurs (sur une population, de 4,4 millions d’habitants). Avant la crise, on estimait à 41 200 le nombre d’enfants de moins de 15 ans en Abkhazie et à 9 000 leur nombre en Ossétie du sud.
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L’Unicef a des bureaux permanents en Géorgie (à Tbilissi, la capitale, ainsi qu’à Sukhumi, en Abkhazie). Le programme 2006-2010 prévoit par exemple le renforcement des services de santé maternelle et infantile, l’amélioration de la protection de l’enfance contre la violence, les abus et l’exploitation, ainsi qu’un soutien matériel aux écoles.
Les noms et les frontières figurant sur la carte sont approximatifs et n'impliquent pas une acceptation officielle par les Nations unies.
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