Urgence
L’Unicef dénonce les conséquences sur les enfants du bain de sang en Syrie
Les violences en Syrie ont fait des centaines de morts et de blessés parmi les enfants depuis près de 11 mois.

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Plusieurs rapports font état d’arrestations arbitraires, de tortures et d’abus sexuels sur les enfants pendant leur détention. Ces derniers jours, les pilonnages à l’artillerie lourde par les forces gouvernementales de quartiers civils dans la ville de Homs ne font qu’aggraver la situation pour un nombre croissant d’enfants.
Selon Marixie Mercado, porte-parole de l’Unicef, depuis mars 2011, « décembre a été le mois le plus violent pour les enfants » en Syrie. Lors d’un point presse, elle a également indiqué qu’ « au moins 400 enfants avaient été tués » ces onze derniers mois et « au moins 400 autres ont été détenus durant cette période. »
« Cela doit cesser. Chaque enfant tué dans ces violences, c’est un enfant de trop », a déclaré le directeur général de l’Unicef, Anthony Lake. « Nous exhortons les autorités syriennes à autoriser une aide à tous ceux qui en ont désespérément besoin. »
L’Unicef n’a pas accès aux zones touchées de Homs et ne peut confirmer l’impact qu’ont les attaques sur place, mais des témoignages crédibles, notamment de médias internationaux présents à Homs, rapportent que les enfants sont touchés par les violences. Un accès immédiat et inconditionnel à des soins médicaux spécialisés doit être garanti pour tous les blessés.
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LA SYRIE vu par Le
LA SYRIE vu par Le Monde...
Rien, absolument rien ne peut justifier de fermer les yeux sur les massacres en Syrie. Ni les désillusions attendues du printemps démocratique ni le précédent libyen. Les habitants d'Homs subissent un pilonnage sanglant. Les rares témoins sont pris pour cible. Les observateurs de la Ligue arabe ont été baladés. Les informations les plus alarmantes et les plus difficiles à vérifier circulent. D'après Al-Arabiya, des opposants au régime iranien affirment que leur gouvernement a fourni un four crématoire à son allié syrien. Installé dans la zone industrielle d'Alep, il tournerait à plein régime... Pour brûler les cadavres des opposants tués ? On compte au moins 6 000 morts et plusieurs milliers d'opposants disparus.
Comment l'ONU pourrait rester silencieuse sans trahir sa raison d'être ? L'Assemblée générale, où siègent l'ensemble des nations, a parlé, mais le Conseil de sécurité, son bras armé, est retenu par les veto russe et chinois. En Libye, il a fallu un bain de sang annoncé à Benghazi et les outrances du colonel Kadhafi pour forcer la main de ces deux géants, très souvent partisans du "charbonnier est maître chez soi".