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La malnutrition, responsable de la moitié des décès d'enfants

Les enfants affaiblis par la faim ont beaucoup plus de mal que les autres à résister au paludisme, à la pneumonie, à la diarrhée, à la rougeole, et décèdent beaucoup plus facilement. Chaque année, sur près de 9 millions de décès d'enfants de moins de 5 ans, on estime que 3 à 5 millions sont imputables à la malnutrition.

De
À

LA MALNUTRITION AIGUË


Stade le plus grave de la malnutrition, elle se caractérise par une nette insuffisance de poids par rapport à la taille. Pour évaluer rapidement le degré de malnutrition d’un enfant, on peut le peser et le mesurer, mais aussi utiliser un bracelet, pour mesurer le "périmètre brachial".

  • La malnutrition aiguë modérée de l'enfant est généralement soignée en distribuant des rations alimentaires aux familles (farines enrichies type Unimix + plumpy doz).
  • La malnutrition aiguë sévère réclame l'admission de l'enfant en centre nutritionnel, où il reçoit notamment lait thérapeutique et plumpy'nut. En cas de complication (paludisme, VIH, infections...), l'enfant doit être hospitalisé. Les deux principales formes cliniques sont le marasme (correspondant à l'amaigrissement de l'enfant) et le kwashiorkor (identifié au contraire par l'apparition d'oedèmes).

L'apparition des nouveaux produits thérapeutiques, comme les pâtes nutritives plumpy'doz et plumpy'nut, a révolutionné le traitement de la malnutrition. Des enfants gravement atteints peuvent désormais récupérer rapidement un état satisfaisant si des moyens sont mis en oeuvre pour les sauver.

Le droit de se nourrir est un droit fondamental de l’enfant. La Convention internationale des droits de l’enfant affirme que «Les Etats parties reconnaissent que tout enfant a un droit inhérent à la vie» et «assurent dans toute la mesure possible la survie et le développement de l'enfant» (article 6).

En particulier, la convention affirme que les Etats doivent «lutter contre la maladie et la malnutrition, y compris dans le cadre de soins de santé primaires, grâce notamment à l'utilisation de techniques aisément disponibles et à la fourniture d'aliments nutritifs et d'eau potable» (article 24).

Elle précise aussi que ces Etats s’engagent à offrir «les mesures appropriées, compte tenu des conditions nationales et dans la mesure de leurs moyens, pour aider les parents et autres personnes ayant la charge de l'enfant à mettre en oeuvre [le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement] et offrent, en cas de besoin, une assistance matérielle et des programmes d'appui, notamment en ce qui concerne l'alimentation» (article 27).

 

Des réponses efficaces existent

La dénutrition est la cause sous-jacente de la moitié des décès d’enfants de moins de 5 ans dans le monde. Comme l’explique Félicité Tchibindat, conseillère nutrition au bureau Unicef d’Afrique de l’ouest et du centre, «les enfants affaiblis par la faim ont beaucoup plus de mal que les autres à résister au paludisme, à la pneumonie, à la diarrhée, à la rougeole, et décèdent beaucoup plus facilement. D’ailleurs, le quart des décès chez les enfants de moins de 5 ans se produit dès le premier mois de leur vie, parce qu’ils pèsent parfois moins de 2,5 kg à la naissance du fait d’une mère sous alimentée».

L’Unicef défend un continuum de soins de la mère et de l’enfant :

  • -l’Unicef encourage l’allaitement maternel dès les premiers instants de la vie,
  • -l'Unicef développe des programmes en faveur de la santé de la mère et de l’enfant,
  • -l’Unicef est leader sur les questions d’eau et d’assainissement,
  • -enfin l’Unicef a pour mandat la réponse à la malnutrition aiguë sévère.

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Sur le terrain :

Télécharger notre magazine "Les enfants du monde" n°183 et son dossier sur la malnutrition

Télécharger notre dossier pédagogique sur la malnutrition

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QUELQUES CHIFFRES :

 

  • -16% des nourrissons du monde en développement (et 29% d’entre eux en Asie du sud) souffrent d’insuffisance pondérale à la naissance (moins de 2,5 kg).
  • -Ainsi 19 millions souffrent d’insuffisance pondérale à la naissance dans le monde en développement : 8,3 en Inde, 2,7 en Asie du Sud (hors Inde), 4,1 millions en Afrique subsaharienne.
  • -32% des enfants de moins de 5 ans vivant dans les pays en développement accusent un retard de croissance en raison de la malnutrition chronique (46% en Asie du sud, 38% en Afrique subsaharienne, 25% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord).

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