La réponse de l'Unicef à la catastrophe de Tchernobyl

Aperçu des actions entreprises par l'Unicef pour secourir les enfants et les familles affectés par l'accident nucléaire.
Publié le mercredi 19 avril 2006
Modifié le lundi 14 septembre 2009
La réponse de l'Unicef à la catastrophe de Tchernobyl
[IMG] Garçons ukrainiens Tchernobyl
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Dans la région affectée, la catastrophe de Tchernobyl continue d’avoir un impact sur le bien-être des enfants et des familles dans les zones contaminées et reste au cœur de notre travail.

Vers l’universalisation de l’iodation du sel

L’Unicef soutient l’initiative pour l’iodation universelle du sel dans les trois pays affectés : le Bélarus, la Fédération de Russie et l’Ukraine.

Pourquoi ? Parce que l’iode aide à protéger les enfants contre le cancer de la thyroïde auquel ils sont particulièrement vulnérables après un accident nucléaire. Et parce que l’iodation du sel reste le moyen le plus efficace et le moins cher pour protéger les enfants contre les troubles dus aux carences en iode (la plus grande cause de retards mentaux évitables). La population vivant dans les zones affectées par la catastrophe de Tchernobyl n’avait pas la quantité suffisante d’iode dans son alimentation quotidienne avant l’accident et ne l’a toujours pas aujourd’hui. L’Unicef pousse pour une législation qui rendrait obligatoire l’iodation du sel destiné à la consommation domestique.

Les faits

A la demande des trois gouvernements, le PNUD et l’Unicef en Russie, Ukraine et au Bélarus ont commandité conjointement une étude sur les problèmes économiques, de santé et environnementaux dans la région en 2001. Intitulé « Les conséquences humaines de l’accident nucléaire de Tchernobyl : une stratégie pour venir en aide aux victimes », le rapport a été présenté à l'Équipe spéciale inter-institutions pour Tchernobyl en décembre. L’étude a conduit l’Unicef a travailler davantage sur les programmes dans les zones affectées par Tchernobyl.

Promouvoir une vie saine

Les facteurs économiques et sociaux, les attitudes personnelles en matière de santé, les risques environnementaux et une mauvaise alimentation signifient une aggravation de la mortalité infantile. L’Unicef et ses partenaires soutiennent l’éducation à la vie saine au Bélarus afin de favoriser la santé et le développement des enfants et des adolescents dans 10 écoles pilotes des zones contaminées.

Une équipe spéciale d’enseignants et d’enfants formés a été créée dans chacune de ces écoles pour aider les élèves à faire les bons choix pour eux-même. Il y a des séances de prévention concernant la drogue, l’hygiène, l’alimentation, ainsi que les radiations. Le projet a pour objectif de sensibiliser les élèves et leurs parents à l’importance d’une vie saine pour alléger l’impact des risques environnementaux sur eux.

En 2005, l’Unicef a fourni des équipements sportifs aux écoles situées dans les zones affectées par la catastrophes afin d’améliorer la forme physique des enfants et a soutenu l’ouverture d’une clinique pour enfants à Tchernihiv en Ukraine (la plus grande zone urbaine affectée par la catastrophe). La clinique a été conçue pour apporter un soutien médical, social et psychologique aux jeunes et devrait accueillir  1000 adolescents par an.