Communiqué

VIH / sida mère-enfant : appel à l’action !

Plus aucun enfant infecté par le VIH à l’horizon 2015, c’est une utopie réalisable ! A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, et dans le sillon de la Conférence internationale de mobilisation organisée les 16 et 17 novembre à Paris, l’Unicef France lance un appel à l’action !

Découvrez également notre web-documentaire tourné au Rwanda, pour comprendre à travers les témoignages de mamans séropositives les étapes de la prévention transmission mère-enfant.

Unissons nous pour les enfants contre le sida !

Je donne

Prévenir la transmission du virus du VIH / sida de le mère à l'enfant, c'est possible!
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« Nous avons la connaissance, la science et le pouvoir de réaliser une génération sans sida. Nous pouvons le faire - et parce que nous le pouvons, nous devons le faire. Je suis convaincu qu’ensemble, nous allons y arriver », a déclaré David Gressly, le directeur régional de l’Unicef pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre lors de la conférence de Paris les 16 et 17 novembre derniers qui a réuni, à l’initiative de l’Unicef France, les principaux acteurs de la lutte contre le sida.

Les objectifs sont clairs -affirmés en juin dernier par l’ONUSIDA : réduire de 90% les nouvelles infections par le VIH chez les enfants et de 50% des décès de mères liés au sida d’ici à 2015. Concrètement, à l’échelle mondiale, cela suppose que l’on traite chaque année un million de femmes séropositives.

 

L’Afrique de l’Ouest et du centre ne peut plus attendre !

 

Alors que l’Afrique de l’Ouest et du Centre concentre 25% du nombre global des femmes enceintes et d’enfants infectés par le VIH, seules 23% des femmes enceintes séropositives bénéficient d’un traitement ARV (antirétroviraux) pour prévenir la transmission du VIH à leur enfant. D’ici 2015, il reste peu de temps pour accélérer la mise en œuvre des actions dont l’efficacité est prouvée, pour changer de regard, et faire évoluer les pratiques dans les 24 pays de la région Afrique de l’Ouest et du Centre.
 

S'engager à agir

 

Les participants, principalement issus de cette région du continent africain, se sont engagés à mettre en œuvre les actions nécessaires pour progresser rapidement vers l’élimination de la transmission mère-enfant (ETME) avec un accent particulier mis sur les axes suivants :
 
- L’intervention en priorité en faveur des enfants et des mères les plus vulnérables et marginalisés, qui ne bénéficient pas des services de prévention, de diagnostic et de soins.
 
- L’intégration totale de la prévention mère-enfant au sein du système de santé. Le sida de la mère et de l’enfant ne doit plus être considéré comme un problème spécifique relevant d’une approche verticale.
 
- L’extension massive et l’intégration plus efficace des stratégies et initiatives qui ont prouvé leur efficacité dans d’autres pays du monde
 
- L’engagement des Etats en faveur d’une politique de santé publique centrée sur l’action ; une meilleure utilisation, mobilisation et formation des ressources humaines ; l’analyse et la compréhension des goulots d’étranglement ; le suivi et l’évaluation des résultats.
 
- Le soutien coordonné des partenaires externes et bailleurs visant à aider les pays à mettre en place des systèmes nationaux performants, en évitant toute forme de substitution.
 
- La prise en compte de la dimension sociologique du sida chez la femme et l’enfant et l’intégration de la société civile et des communautés dans la réponse globale.
 
- Le développement d’une recherche opérationnelle, tournée vers l’action, le « monitoring » des stratégies mises en place et l’analyse des résultats.

 

Une utopie réalisable

 

Les participants à la conférence ont tous convenu que l’objectif d’élimination de la transmission du VIH / sida de la mère à l’enfant en Afrique de l’Ouest et du Centre était « une utopie réalisable » d'ici 2015 (alors qu’elle paraissait impossible jusqu’aux années 2000), moyennant une forte mobilisation des volontés politiques, des bailleurs et des communautés.

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