1 milliard d’euros pour répondre aux crises les plus extrêmes

Publié le 07 mars 2011 | Modifié le 15 juillet 2015

L’année 2010 a connu des urgences et des situations de crise sans précédent : 32 pays ont aujourd’hui besoin d’une aide humanitaire, au premier rang desquels le Pakistan, le Soudan, Haïti, le Zimbabwe et la RDC. Le rapport Unicef sur l’ « Action humanitaire pour les enfants 2011 » chiffre à 1 milliard d’euros les besoins de financement, et insiste sur la nécessité d’aider les communautés vulnérables à se préparer aux catastrophes avant qu’elles ne surviennent.

Le nombre de catastrophes naturelles et de personnes sinistrées s’accroît d’année en année. En 2010, le monde a été témoin de situation d’urgence humanitaire de grande ampleur. Au Pakistan, des inondations ont submergé 1/5e du pays, une urgence trop vite oubliée alors qu’elle a affecté 20 millions de personnes et fait des dégâts gigantesques : aujourd’hui, il manque encore plus de 200 milliards d’euros pour financer l’aide humanitaire sur place. En Haïti, le tremblement de terre a fait plus de 200 000 morts et des millions de déplacés, et s'en est suivi une épidémie de choléra qui a provoqué 4000 décès, selon les dernières estimations.

Ces situations de crise font les gros titres, mais il y en a beaucoup d’autres qui sont moins médiatisées mais n’en affectent pas moins de nombreux enfants et leurs familles…

Partout dans le monde, la sécheresse, la malnutrition, les conflits violents et le déplacement à long terme sont le lot quotidien de millions de personnes. Le rapport « Action humanitaire pour les enfants 2011 » sollicite un financement pour répondre aussi à ces « crises oubliées », comme celles de la République Démocratique du Congo ou de l’Afghanistan. Leurs conséquences sont désastreuses pour les enfants, souvent victimes de recrutement dans des forces armées ou de violences sexuelles, sans parler du manque de services de base comme l’eau, la santé, l’éducation.

Mieux se préparer aux crises

L'ampleur sans précédent des catastrophes en Haïti et au Pakistan en 2010 a déclenché une riposte exceptionnelle de tous les organismes et partenaires humanitaires. Mais ces catastrophes ont également souligné la nécessité de renforcer la "résilience", la préparation aux catastrophes et la réduction des risques dans les communautés qui sont frappées à de multiples reprises par des crises. « C’est non seulement essentiel pour réduire leurs souffrances, mais cela réduit aussi le chemin qui mène au redressement du pays » explique Hilde F. Johnson, Directrice générale adjointe de l’Unicef.

Qu'il s'agisse d'enseigner aux enfants les techniques de protection en cas de catastrophe ou de construire des dispensaires et des écoles plus solides, la préparation au risque, non seulement sauve des vies, mais elle favorise aussi la confiance et l'espoir en l'avenir.

1 milliard d’euros nécessaires

Comme chaque année, l’Unicef lance un appel aux donateurs pour aider les enfants et les femmes victimes de crises. Cette année, cet appel s’élève à 1 milliard d’euros, soit 21% de plus que l’année dernière, une augmentation qui révèle la gravité grandissante des catastrophes naturelles et de la nécessité d’une action immédiate afin d’éviter que ne se développent les pires conséquences des crises.