20 engagements pour libérer les enfants de la guerre

Publié le 05 février 2007 | Modifié le 29 décembre 2015

La conférence de Paris s’est achevée sur l’approbation des "engagements de Paris" par une soixantaine d’Etats.

On estime que plus de 250 000 enfants sont associés aux groupes armés ou aux forces armées dans le monde.

La conférence "Libérons les enfants de la guerre", organisée par l’Unicef et le Ministre français des affaires étrangères, s’est achevée mardi 6 février sur deux textes : les principes de Paris, guide pratique destiné à la cohérence des actions engagées sur le terrain, et les engagements politiques, que les Etats prendront pour appuyer ces principes.

Riina Ruth Kionka

Parlant au nom de Javier Solana, représentant pour la politique étrangère et la sécurité commune de l’Union Européenne, Mme Kionka, représentante spéciale pour les droits de l’homme, a « réaffirmé les engagements très forts de l’Union européenne en faveur des droits de l’enfant et en particulier de ceux affectés par les conflits armés ».

L’Union européenne va promouvoir la mise en œuvre des principes de Paris « approche globale cohérente pour venir en aide aux enfants ».

Jean-Marc de La Sablière

Le représentant permanent de la mission française auprès de l’ONU est aussi le président du groupe de travail du Conseil de sécurité sur les enfants et les conflits armés, créé en 2005 par la résolution 1612 des Nations unies.

Pour lui, les engagements de Paris sont le signe encourageant de la mobilisation des Etats et des organisations internationales en faveur des enfants victimes des conflits armés. Les principes de Paris perfectionnent ceux du Cap, mis en place il y a dix ans, notamment en tenant compte de la situation spécifique des filles, du rôle de la communauté dans la réinsertion des enfants et de la nécessité de prévenir l’enrôlement et le ré-enrôlement.

M. de La Sablière a mentionné le système d’alerte et de collecte de données mis en place par la résolution 1612. Le groupe de travail qu’il préside privilégie le dialogue mais le Conseil de sécurité se réserve le droit de sanctionner les acteurs qui refuseraient de coopérer.

Pour Jean-Marc de la Sablière, avec les engagements et les principes de Paris, la moitié du chemin a été fait. Il a conclu que les signes d’espoir devaient être suivis d’actes.

Rima Salah

La directrice adjointe de l’Unicef a rappelé l’importance de cette réunion : « 58 pays, 70 représentants d’organisations intergouvernementales et 30 d’organisations non gouvernementales – experts, acteurs de terrain : nous sommes tous concernés ».

Elle a souligné : « L’expérience nous apprend une chose essentielle : il n’y a pas de génération perdue mais des enfants blessés. Seuls notre manque d’engagement, de détermination ou de volonté politique peuvent aboutir à la marginalisation de ces jeunes. Les pays n’atteindront ni la paix ni la prospérité s’ils agissent sans ces enfants ou, pire encore, contre ces enfants ».

Elle a indiqué que les principes de Paris insistaient sur l’environnement : « Il ne faut pas oublier les autres enfants affectés par le conflit, il faut prendre en compte le contexte économique, social et culturel, et soutenir les communautés, les familles, l’entourage de ces enfants ».

Philippe Douste-Blazy

Le ministre français des affaires étrangères a énoncé les 20 engagements de Paris, précisant dans le dernier : « Nous, ministres et représentants des Etats réunis à Paris les 5 et 6 février 2007, saluons l’actualisation des principes du Cap de 1997, qui s’intitulent "Les principes de Paris", et qui guideront utilement notre action commune en vue de lutter contre la situation critique des enfants touchés par les conflits armés ».

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