Après le passage de Gustav, l’UNICEF prévoit des difficultés pour la rentrée scolaire en Haïti

Publié le 31 août 2008 | Modifié le 31 août 2015

Les effets de l'ouragan pourraient retarder la rentrée scolaire dans les zones sinistrées, mais au-delà c’est la nouvelle année scolaire qui pourrait être grandement perturbée dans l’ensemble du pays s’inquiète Mme Laurini, Représentante de l'UNICEF en Haïti.

Mardi et mercredi dernier, l'Ouragan Gustav, a chassé de leurs maisons environ 6 300 Haïtiens, surtout des habitants des villes de Port-au-Prince, Leogane et Jacmel, comme des pluies torrentielles s’abattaient sur la péninsule déboisée du sud du pays.

Si l’aide humanitaire, dont celle de l’Unicef, peut déjà être acheminée vers les zones sinistrées, les conditions météorologiques, les routes endommagées et l’insécurité ont ralenti le déploiement des équipes d'évaluation rapide des besoins dans quelques secteurs.

Les effets de l'ouragan sur les écoles des zones touchées peuvent grandement perturber, à Port-au-Prince et dans le sud du pays, la nouvelle année scolaire s’inquiète Mme Laurini « Si les écoles sont sérieusement endommagées ou utilisées comme abri provisoire, cela pourrait sérieusement retarder la rentrée scolaire. » Mais au-delà, l’Unicef craint des difficultés pour la prochaine rentrée qui doit commencer la semaine prochaine (8 septembre) sur l’ensemble du territoire, tant le pays se débat actuellement dans de grandes difficultés. « La population de Haïti souffre déjà de la pauvreté extrême et de la montée en flèche des prix des denrées alimentaires qui aggravent la situation, » dit Annamaria Laurini. « Chaque fois qu'une catastrophe naturelle comme Gustav frappe la région, les conséquences de son impact sont amplifiées. » Avec presque 45 % de la population du pays âgée de moins de 18 ans, les enfants sont parmi les plus affectés.

En matière d’éducation, Haïti doit faire face à des défis importants : seulement 51 % des filles et 48 % des garçons en âge scolaire fréquentent l'école primaire. Les programmes de l’UNICEF de soutien à l’éducation en Haïti cherchent justement à ramener toujours plus d’enfants sur le chemin de l’école, car l’éducation représente une « clef d'espoir » pour l'avenir du pays. Pourtant, cette année, trop de familles haïtiennes vont devoir choisir entre nourrir leurs enfants, ou les envoyer à l'école. Une décision qu’aucune famille ne devrait jamais avoir à prendre.

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