Augmenter le volume et la qualité de l'APD

Publié le 21 décembre 2005 | Modifié le 28 décembre 2016

L'aide au développement souffre de deux problèmes : le sous-financement chronique et la mauvaise qualité.

Le plan d’action pour la réalisation des ODM doit s’accompagner de mesures d’envergure, au premier rang desquelles figure l’augmentation au moins par deux, au cours des prochaines années, de l’aide publique au développement. L’objectif est de porter l’aide publique au développement à 0,7% du produit intérieur brut (PIB) des pays donateurs en 2015.

Exprimé en pourcentage, le volume global de l’APD représente actuellement 0,25% du revenu national brut des pays développés, ce qui est très en deçà du niveau atteint à la fin des années 80 (0,33%) et a fortiori de l’objectif de 0,7% qui a été réaffirmé dans le consensus de Monterrey en 2002. Les Etats-Unis, qui ont pourtant consenti un effort substantiel en volume, restent en queue de peloton avec 0,14%. A l’heure actuelle, seuls cinq pays respectent leurs objectifs, à savoir, dans l’ordre, la Norvège, le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suède. En outre, une fraction importante de cette somme correspond à des annulations de dette et à une dépréciation du dollar plutôt qu’à des apports nets de fonds

Cependant, pour être efficace, l’aide doit non seulement être fournie en quantité suffisante mais aussi sur une base prévisible, peu coûteuse et rentable. Les pays en voie de développement doivent quant à eux s’approprier l’aide et assumer la responsabilité primaire de création des conditions dans lesquelles l’aide peut entraîner des résultats optimaux.

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