Auprès des enfants, au Nord Kivu et en Ouganda

Publié le 27 novembre 2008 | Modifié le 31 mars 2016

L’Unicef continue son travail d’assistance aux personnes déplacées par le conflit au Nord Kivu. Mais des milliers d’autres personnes ont franchi la frontière pour se réfugier en Ouganda.

Des combats ont touché la ville de Masisi, au Nord Kivu, ces dernières heures. La campagne de vaccination en cours touche 4 300 enfants. 183 cas de rougeole ont été recensés la semaine dernière. Le risque d’épidémie de rougeole est renforcé par la fuite de la population. L’Unicef appelle les groupes armés à mettre fin aux hostilités afin que l’assistance puisse se faire sans interruption. Une enquête nutritionnelle menée à Masisi à identifié 10% d’enfants malnutris. Une enquête de santé estime à 31% le nombre d’enfants atteints de diarrhée. Cette maladie est la 3e cause de mortalité des enfants au Congo, et les enfants souffrant de malnutrition sont plus menacés que les autres par la maladie.

Les combats concernant Ishasha ont poussé 1 300 personnes à fuir vers l’Ouganda et des centaines à rejoindre des villages près de la frontière. Les cas de choléra d’Ishasha pourraient contaminer la population dans les régions où les gens fuient. On estime que 27 000 personnes ont fui en Ouganda depuis août, dont 10 000 sur les dernières 24 heures. Le HCR espère en conduire 8 000 à Nakivale et d’autres à Mutanda où leurs conditions d’installation seraient meilleures. L’Unicef et ses partenaires sont mobilisés pour leur fournir de l’eau potable, des vivres, des tentes et des secours d’urgences.

357 cas de choléra ont été enregistrés à Goma et dans les environs. La maladie se répand suite aux mouvements fréquents de Kibati vers Goma. Des kits d’hygiène (comprenant du savon, des jerrycans, etc) ont été distribués à 95 000 déplacés à Rutshuru et Kiwandja pour tenter d’enrayer l’épidémie. L’Unicef appelle là encore à la stabilité pour que les populations puissent rester au même endroit, les mouvements les exposant à la maladie.

85% des écoles, en territoire Rutshuru, restent fermées, laissant ainsi 150 000 enfants déscolarisés. Même lorsque les écoles sont ouvertes, les parents hésitent à y envoyer leurs enfants en raison du climat d’insécurité. Beaucoup de meurtres et de disparations ont été signalées dans le Rutshuru.

Des kits de survie (savon, couvertures, moustiquaires, jerrycans, matériel de cuisine) ont été distribués à 35 000 personnes à Tongo où se trouvent 4 000 déplacés ainsi que 31 000 personnes anciennement déplacées et revenues chez elles.

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