Bénin : Après les inondations, l’Unicef fournit de l’eau potable

Publié le 03 novembre 2010 | Modifié le 31 mars 2016

Mi-septembre, de fortes pluies se sont abattues sur le Bénin. Le pays n’avait pas connu de tels dégâts depuis 50 ans. Bien que la saison sèche approche, il continue à pleuvoir. Au total, 680 000 Béninois ont été affectés. Sur le terrain, l’Unicef concentre son action sur l’accès à l’eau potable.

 

 

Alors que les inondations ont touché une bonne partie de l’Afrique de l’ouest, le Bénin accuse un bilan particulièrement lourd. Les deux-tiers du pays ont été durement affectés par la catastrophe : 55 communes sur 77 ont été envahies par les eaux. Parmi les 680 000 sinistrés, on dénombre 186 000 femmes et 195 000 enfants, dont 122 000 de moins de 5 ans.  Enfin,  on compte 180 000 déplacés et 43 personnes ont trouvé la mort.

En voyant les eaux monter très rapidement dans leurs maisons, de nombreuses personnes se sont réfugiées dans les églises ou les écoles. « Cela a été très soudain », raconte Jude Narcisse Edegan, chef du village Kpoto, à l'est du pays. « Les niveaux de l'eau ont commencé à être de plus en plus élevés. Nous avons dû tout abandonner et mettre nos enfants en lieu sûr ».

Les inondations ont aussi eu des conséquences catastrophiques sur l’agriculture : les récoltes et le bétail ont été gravement touchés, tout comme le secteur de la pêche.

 

Atteindre les plus vulnérables

 

Pour répondre à cette crise, l'Unicef et ses partenaires placent en priorité les communautés dont les besoins sont les plus urgents. Les installations sanitaires étant contaminées, on craint des maladies comme la malaria et le choléra. « Nous sommes ici pour veiller à ce qu'on s'occupe en priorité des enfants et éviter d'importantes flambées de maladies comme la diarrhée et le choléra. La situation sera encore plus critique quand les gens essaieront de retourner dans leurs villages », explique François Bellet, l'expert régional de l'Unicef pour l'Eau, l'assainissement et l'hygiène.

Afin de prévenir les maladies d'origine hydrique, l'Unicef a pris la tête des opérations dans le domaine de l'eau et de l'assainissement. À Cotonou, la capitale, l'organisation a fourni du carburant pour permettre aux pompiers de distribuer 585 000 litres d'eau salubre et potable. Par ailleurs, dans le village d'Anthième à l'ouest du pays, l'Unicef s'est associé à la Croix-Rouge pour distribuer 1,35 million de comprimés pour la purification de l'eau ainsi que du savon et des moustiquaires.

 

Les écoles en difficulté

 

Parmi ceux qui sont le plus affectés, les enfants sont les plus vulnérables. 280 écoles ont été détruites et des milliers d'autres sont utilisées comme abris par les familles déplacées. 115 000 écoliers n’ont plus accès à leurs salles de classe. Le gouvernement a même dû annuler la première journée d'école et continuera à la retarder jusqu'à ce que la situation s'améliore. L'Unicef a préparé 57 000 trousses pédagogiques destinées aux enfants et aux familles les plus affectées. Pour répondre aux besoins essentiels de ces enfants, l'Unicef a lancé un appel de fonds d'urgence de 8,7 millions de dollars. Si l'on veut stabiliser la situation, les semaines à venir seront critiques.
 

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