Burundi : soins et aide psychologique aux victimes du camp de Gatumba

Publié le 17 août 2004 | Modifié le 31 mars 2016

 Au Burundi, l’UNICEF renforce en urgence son intervention dans le camp de réfugiés de Gatumba. L’attaque perpétrée dans la nuit de vendredi à samedi a fait 159 morts parmi ces réfugiés d’origine congolaise – la plupart des victimes sont des femmes et des enfants.

Vendredi 13 août, des groupes armés d’armes automatiques et de machettes ont lancé une attaque contre le camp de Gatumba qui, à 4 kilomètres de la frontière congolaise, accueillait 1800 réfugiés. Les assaillants se sont attaqués aux réfugiés, femmes et enfants compris, avant d’incendier le camp et de prendre la fuite. Les victimes avaient fui les affrontements qui se sont produits entre mai et juin dernier entre l’armée congolaise et des groupes armés dissidents du Sud Kivu, une région située à la frontière du Burundi. Depuis 1996, des affrontements réguliers opposent divers groupes rebelles à l’armée congolaise dans l’Est du pays et des groupes armés de toutes origines se livrent à des actes de violence et massacres contre les civils de la région.

110 familles ont trouvé refuge dans quatre écoles de Gatumba, sur les 307 familles qui étaient présentes dans le camp au moment des faits, selon les derniers recensements du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Quelque 10,000 autres réfugiés congolais se trouvent dans deux camps situés dans la province de Cibitoke, où la situation est calme. 
 

L’UNICEF renforce, en urgence, son intervention.

Pour venir en aide aux rescapés, l’UNICEF a décidé de renforcer son action dans ce camp : des médicaments et du matériel médical ont été mis à la disposition des équipes du Comité International de la Croix Rouge (CICR) et de Médecins Sans Frontières (MSF) pour les cinq centres de santé. La majeure partie des 108 blessés sont des femmes et des enfants.

En plus des soins de santé de base, une assistance psychologique est proposée pour les enfants et adultes traumatisés par ces événements par une équipe de MSF, avec le soutien de l’UNICEF. Avec le CICR, l’UNICEF vient également en aide aux enfants orphelins ou séparés de leur famille et une mission de protection commence ce lundi 16 août.

L’UNICEF a distribué dimanche des biscuits hautement protéinés (BP5) et, avec Catholic Relief Service (CRS) distribué 300 jerrycans et 280 moustiquaires imprégnées pour ces réfugiés qui se sont retrouvés sans abri ni matériel de survie suite à l’attaque.
Dans ce pays qui souffre depuis 1993 des conséquences d’une guerre civile très violente puis de conflits  récurrents, l’UNICEF concentre son aide sur des programmes vitaux : suivi de la situation nutritionnelle et des indicateurs de santé, appui aux centres de santé, campagnes de vaccination, santé materno-infantile, programmes d’assistance aux enfants des rues et enfants déplacés par le conflit… Pour ce qui est de l’éducation, dans le cadre du plan national, l’UNICEF fournit du matériel et des infrastructures et forme des enseignants.

Enfin, un accent particulier est mis dans ce pays sur le problème du sida.

Soutenir nos actions