Comment parler aux enfants de la crise en Haïti ?

Publié le 01 février 2010 | Modifié le 31 août 2015

Aujourd’hui, lorsque survient une catastrophe comme le récent tremblement de terre en Haïti, les enfants sont exposés à la violence des événements, au travers de mots et d’images souvent particulièrement choquants.

Voici quelques suggestions pour aider les enfants qui vous entourent à faire face à leurs émotions, à se sentir en sécurité et même à agir de façon concrète.

Abordez le sujet !

Vous pouvez démarrer la conversation par une question telle que : « Tu as vu ce qui se passe en Haïti ? ». Si l’enfant ne semble pas vouloir en parler, n’insistez pas.

Dans le cas contraire, laissez-le exprimer ses inquiétudes, puis rassurez-le et rappelez-lui que lui-même est en sécurité. Il est important de dire à l’enfant que ses réactions sont normales et que nous ressentons les mêmes choses qu’eux. (« Je sais que c’est effrayant ! Moi aussi, je suis triste… »).

Il est préférable de s’en tenir à ses questions et à ce qu’il ressent, sans chercher à en dire plus qu’il n’en demande. (Soyez honnête et n’hésitez pas à le lui dire quand vous ne pouvez pas lui répondre ; vous pourrez parfois chercher la réponse ensemble).

Expliquez-lui ensuite comment les organisations humanitaires, telles que l’Unicef, viennent en aide aux personnes touchées et portent notamment secours aux enfants.

Dans la mesure du possible, limitez l’exposition de l’enfant aux médias, regardez les images avec lui et discutez-en ensemble.

Compensez l’aspect tragique des informations et des images par des histoires positives : mettez en valeur le courage, la générosité et la solidarité des personnes affectées par la catastrophe et de celles qui les aident.

Aidez l’enfant à agir de façon concrète

Un des moyens d’aider un enfant à faire face à ses émotions de façon constructive consiste à lui donner la possibilité de contribuer aux efforts d’aide et de reconstruction. Discutez avec lui de ce qu’il peut faire ou de la façon dont vous pouvez aider en famille : en s’informant et sensibilisant ses proches, en faisant un don, en recueillant des fonds à l’école ou avec un club et en incitant ses amis et ses proches à faire de même.

Soyez attentif aux changements de comportement

Selon leur âge et leur situation, les enfants auront été plus ou moins directement affectés. Certains enfants ont également plus de difficultés que d’autres à accepter la mort et la souffrance. Certains changements dans leur comportement peuvent être des symptômes de stress qu’il faut savoir détecter : agressivité, difficulté de concentration, trouble du sommeil, attitudes régressives…  Dans certains cas, il peut être souhaitable d’évoquer la situation avec l’enseignant et/ou le médecin de l’enfant et de demander l’aide d’un professionnel.

 

Lire l'interview de Claude Halmos, psychanalyste, en cliquant ici.

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