Conflits armés : une année lourdement payée par les enfants

Publié le 17 septembre 2009 | Modifié le 24 décembre 2015

Particulièrement affectés cette année par les conflits armés, les enfants sont toujours les premières victimes des guerres des adultes.

Radhika Coomaraswamy, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, pointe encore une fois du doigt la situation dramatique de millions de jeunes dans le monde. « Cette année a été très difficile pour les enfants dans les conflits armés. De violents conflits comme à Gaza, au Sri Lanka, au Pakistan, en République démocratique du Congo, en Irak ou en Afghanistan ont fait de nombreuses victimes et provoqué des déplacements massifs de populations, surtout parmi les enfants» observe-t-elle.

Des avancées notables ont certes été observées, comme la libération de nombreux enfants soldats dans plusieurs pays en guerre. Mais aussi l’adoption par le Conseil de sécurité de l’Onu de la résolution 1882, le 4 août dernier. Un véritable pas en avant dans la lutte contre le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les combats. Une résolution également contre les meurtres, les mutilations, les viols et autres violences sexuelles à l’encontre des enfants. Mais d’importantes violations à ce droit meurtrissent encore des enfants dans les zones de conflits.

« Des conséquences plus brutales que jamais »

Aujourd’hui, la priorité absolue pour la représentante spéciale, c’est la lutte contre l’impunité et la responsabilisation des auteurs des violations. « Les actions entreprises au niveau international doivent être étayées par des mécanismes judiciaires au niveau national. Cela implique des enquêtes et des poursuites systématiques pour les infractions graves contre des enfants ainsi que la reforme de législations nationales en matière de protection de l’enfance conformément aux normes et standards internationaux

Un engagement international et national pour que les jeunes vulnérables soient protégés des conflits qui affectent leurs pays. De nombreux enfants sont encore recrutés dans des forces armées, obligés de quitter leurs domiciles pour fuir les affrontements, blessés ou tués dans ces zones dangereuses. « La nature des conflits est en pleine évolution et les civils se retrouvent de plus en plus en première ligne. Les enfants en subissent les conséquences de manière plus brutale que jamais, conclut Mme Coomaraswamy. Toutes les parties aux conflits doivent redoubler d’efforts pour mieux protéger les enfants et faire de la protection des civils une partie intégrante de la planification des opérations militaires.»
 

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