Côte d’Ivoire : Thierry Beccaro sur le terrain pour sa première mission

Publié le 09 avril 2019

L’animateur de Motus Thierry Beccaro s’est rendu en Côte d’Ivoire avec UNICEF. Sur place, il a pu constater l’ampleur du travail accompli par notre organisation en faveur des enfants.

Quelques heures après être arrivé à Abidjan, l’animateur de télévision Thierry Beccaro a très vite été plongé dans le quotidien des équipes UNICEF de Côte d’Ivoire. Après une présentation de la situation globale des enfants du pays, celui qui anime l’émission Motus depuis près de 30 ans s’est rendu au village de Sakassou, situé à 300 kilomètres au nord d’Abidjan.

L’école, clé du développement

Dans ce village de 1500 habitants, où il y a deux puits et aucun accès à l’électricité, Thierry Beccaro a pu visiter des écoles bâties en pisé, c’est-à-dire de la terre crue. Ce matériau a le défaut de ne pas être très isolant. C’est la raison pour laquelle UNICEF privilégie l’usage de briques réalisées à partir de déchets plastiques. Ces briques permettent une meilleure isolation thermique mais également sonore, ce qui est un avantage considérable pour que les enfants étudient dans de bonnes conditions. Utiliser les déchets pour construire des écoles diminue l’insalubrité liée aux décharges à ciel ouvert (60% des cas de malaria sont liés à la gestion inappropriée des déchets) et cela permet aussi de créer des emplois.

Quand UNICEF et ses partenaires construisent de nouvelles écoles, les conditions de vie de tous les enfants s’améliorent. À Sakassou, les six classes comptent chacune une quarantaine d’élèves. Et à l’échelle du pays, on estime que deux millions d’enfants ne vont pas à l’école, essentiellement des filles. Parmi les enfants qui ont la chance d’être scolarisés, 25% ne terminent pas leurs études primaires et 50% n’achèvent pas le cycle secondaire.

En outre, en favorisant la scolarisation des enfants, UNICEF s’assure qu’un nombre croissant d’entre eux puisse disposer d’un certificat de naissance. En Côte d’Ivoire, on estime que plus d’un million d’enfants ne dispose pas d’une existence légale. Or, sans inscription à l’état civil, ils sont démunis de droits. Pour Thierry Beccaro, découvrir cette triste réalité a été bouleversant. L’animateur a été extrêmement surpris par l’accueil chaleureux dont il a bénéficié et il a été touché par les interactions empreintes de légèreté qu’il a pu avoir avec les jeunes qu’il a rencontrés.

Thierry Beccaro visite une école à Gonzagueville, dans la banlieue d'Abidjan, capitale de la Côte d'Ivoire.

Santé et formation : donner un avenir à chaque enfant

Le présentateur de Motus a par la suite visité l’hôpital de Bouaké. Dans la grande salle d’attente où régnait une chaleur accablante, il a pu parler et plaisanter avec deux mamans à qui un médecin expliquait les bonnes pratiques. Puis il a rencontré des sages-femmes et des médecins qui lui ont présenté le matériel rudimentaire à leur disposition. Dans de nombreux cas, les mères accouchent à la maison et ne viennent pas jusqu’à l’hôpital. Mais elles meurent parfois de complications qui auraient pu être évitées. C’est la raison pour laquelle UNICEF souhaite développer l’usage du ballonnet intra-utérin : cet outil aisément utilisable permet d’arrêter les hémorragies internes consécutives à l’accouchement.

Thierry Beccaro s’est également rendu au centre de service civique et de réinsertion professionnelle de M’Bahiakro, réhabilité par l’UNICEF. Le présentateur a pu voir comment les jeunes y sont encadrés, orientés, soignés et éduqués. Une centaine de stagiaires y sont accueillis pendant plus d’un an pour une mise à niveau qui leur permettra de poursuivre vers une formation plus longue. Au terme de cette expérience, les jeunes effectuent un stage professionnel de longue durée dans des domaines comme la ferronnerie, le BTP, la menuiserie, la mécanique ou encore la cuisine.Plus autonomes, ils seront en mesure de subvenir à leurs besoins.

Après les riches échanges qu’il a pu avoir au contact des équipes UNICEF et des enfants auxquels nous venons en aide, Thierry Beccaro a confié que sa motivation a décuplé et qu’il prenait la mesure concrète du rôle qu’il peut jouer pour soutenir UNICEF et les enfants les plus vulnérables. Il a pu voir sur le terrain ce qu’UNICEF accomplit et s’engage désormais en tant qu’Ambassadeur d’UNICEF France.

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