Daniel : « Je voulais vraiment faire quelque chose d'utile »

Publié le 23 septembre 2010 | Modifié le 23 décembre 2015

À 28 ans, Daniel décide de mettre sa carrière de consultant entre parenthèses, le temps d’un été. Sa motivation : mettre ses connaissances professionnelles au service de notre association, un milieu très différent de l’entreprise où il travaille.

 

«Tout d’abord, j’ai cherché à faire du bénévolat en Afrique francophone, mais ça n’a rien donné», explique franchement Daniel. Au fil de ses recherches, il entre finalement en contact avec l’Unicef France. C’est là que les choses commencent à bouger. Au mois de juin, il pose ses valises à Paris, pour prendre des cours de français avant le début de sa mission. Aujourd’hui, ce jeune actif suisse raconte volontiers ce qu’il a fait à l’Unicef France.
 
Titulaire de deux masters de management international, la mission qui l’attend à partir du mois de juillet va parfaitement lui correspondre. Pendant deux mois, il va remplacer une personne en congés, au service de la vie associative. Cela va lui laisser le temps de faire un travail de fond. «Ma mission s’est concentrée sur la campagne de recrutement des bénévoles» (ndlr : cette campagne a démarré au mois de septembre), explique Daniel. L’opportunité de mettre à profit ses connaissances en communication et en marketing. 
 
Ce qui est intéressant dans le parcours de Daniel, c’est qu’avant d’arriver à l’Unicef France, il n’avait jamais travaillé en France d’une part, et le monde du bénévolat lui était totalement étranger d’autre part. Grâce à sa mission, il s’est rendu compte que ses compétences pouvaient être précieuses dans plusieurs contextes. «Auparavant, je n’avais jamais travaillé comme bénévole. J’ai donc profité de ce travail à l’Unicef pour faire quelque chose d’utile»
 

 

Mettre ses compétences au service d’une association

 
Dans un premier temps, Daniel travaille sur le kit de recrutement destiné à rendre la campagne plus efficace. «J’ai travaillé sur des bases de données qui répertorient chaque comité départemental, avec tous les postes à pourvoir». Un travail qui lui donne l’occasion de progresser en français, langue qu’il avait apprise à l’école, puis au lycée. «J’ai rédigé les fiches de description des postes, ce qui m’a permis de faire des progrès. Un collègue me relisait et me corrigeait. C’était un excellent exercice.»

Et puis, une fois qu’il a été plus à l’aise, Daniel a commencé à contacter les médias pour promouvoir la campagne, notamment les chaînes de télévision. Il s’agissait de leur demander de diffuser gracieusement les spots de cette campagne. « Maintenant, j’ai plus confiance en moi quand je parle français », déclare le Suisse avec un grand sourire.

 
Arrivé au bout de sa mission, fin septembre, quand Daniel repense aux deux mois qu’il vient de passer avec nous, il reste modeste, mais on sent qu’il est très heureux de ce qu’il a accompli. «Ça m’a donné envie de refaire du bénévolat. Si j’avais l’opportunité de revenir un jour à l’Unicef France, je la prendrais. Cette expérience a été très positive. Ça a été très enrichissant de voir comment une association fonctionne de l’intérieur».
 
Dans quelques jours, Daniel reprend sont travail à Zurich. Et même s’il ne revient pas de vacances, son été lui restera longtemps en mémoire. «Á l’Unicef, j’ai donné quelque chose, mais j’ai aussi reçu en retour», conclut-il, en clin d’œil à l’accueil que lui ont réservé ses collègues de la vie associative.

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