Darfour : L'ONU obtient l'accord des partis rebelles pour une campagne de vaccination

Publié le 18 août 2004 | Modifié le 31 mars 2016

Cet accord, obtenu suite à une rencontre qui s’est tenue vendredi dernier avec les équipes des Nations unies dans la capitale érythréenne Asmara, engage l’Armée de Libération du Soudan (SLA) et le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (JEM). Le représentant spécial du Secrétaire général pour le Soudan, M. Jan Pronk, s’est félicité de cet accord des mouvements rebelles et de l’initiative en ce sens du ministère soudanais de la Santé.

« C’est un bon exemple du type de coopération, indispensable des deux côtés, pour permettre des secours qui sont requis de toute urgence. Il est crucial que tous les enfants de toutes les régions du Darfour puissent avoir accès aux vaccins », a déclaré Jan Pronk.

Une campagne de vaccination de masse a déjà permis de protéger des millions d’enfants, mais on estime qu’un demi million d’enfants n’avaient pas pu être vaccinés car ils étaient hors d’atteinte, derrière les lignes rebelles. Les agences onusiennes se préparent donc aujourd’hui à vacciner ces enfants contre la rougeole, la poliomyélite et de renforcer leurs défenses immunitaires par des apports en vitamine A.

Dans le cadre de cet accord obtenu entre mouvements rebelles et ministère soudanais de la Santé, l’UNICEF et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vont diriger cette campagne. Les deux agences sont en train de rassembler, former et équiper les équipes de santé qui mèneront cette campagne dans les zones sous contrôle rebelle, en commençant par le Nord du Darfour le 21 août prochain.

La rencontre d’Asmara a également abordé une autre aspect, crucial, d’accès à l’aide : les approvisionnements en nourriture. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a confirmé avec les dirigeants des mouvements rebelles les modalités opérationnelles permettant aux convois de vivres d’arriver à bon port.

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