A Djibouti, un centre offre de nouveaux espoirs pour les mères séropositives

Publié le 24 janvier 2006 | Modifié le 31 mars 2016

Nouvel Espoir a été créée par une femme séropositive, Aisha*. Son programme aide désormais une centaine de femmes touchées par le Sida. Le gouvernement a mis à sa disposition un local et l’UNICEF lui apporte un soutien technique et matériel.

« Nous devons encourager ces initiatives, affirme le chargé de communication de l’UNICEF, Omar Habib, car ici les femmes sont plus touchées [par le Sida] que les hommes. La communauté n’était pas très encline à les accepter au départ. C’est une bonne chose que ces femmes aient maintenant la possibilité d’accéder à cette structure et à ces services, situés dans un bidonville, cela va contribuer à faire changer les comportements afin que les populations se rendent compte que ces femmes sont comme les autres.

L’association fournit actuellement des informations sur la prévention ainsi que le traitement du VIH/SIDA. Beaucoup de femmes ne veulent pas conserver leurs traitements anti-rétroviraux chez elles, de peur d’être mises à la porte par leur époux s’il apprenait ainsi leur séropositivité. Cette association leur permet de bénéficier de l’intimité et de la discrétion nécessaires pour poursuivre leur traitement.

Selon Aïsha, ce sont ses deux enfants qui lui ont donné le courage de créer l’association Nouvel Espoir : « Je n’ai pas d’autre choix que de me battre car j’ai des enfants et des responsabilités. Et je veux les voir grandir ».

A Djibouti, plus de 5 000 enfants sont orphelins du Sida. Les programmes innovants, comme celui de Nouvel Espoir, se mobilisent pour empêcher que ce nombre n’augmente encore.

*Pour des raisons évidentes de confidentialité et de stigmatisation le nom a été modifié.

Soutenir nos actions