Doratine ou l’école près de chez soi

Publié le 31 août 2012 | Modifié le 31 mars 2016

Entre instabilité politique et démographie galopante, l’île de Madagascar manque cruellement d’écoles. Grâce à l’action de l’UNICEF, des centaines d’enfants comme Doratine retrouvent le chemin des classes. 

Avant, à Zafimahavory (sud de Madagascar), il n’y avait pas d’école. Avant, Dorlys, 13 ans, devait marcher plus d’une heure et traverser un cours d’eau pour rejoindre son école primaire. Elle y arrivait souvent fatiguée. Avant, un tel parcours du combattant représentait un obstacle majeur à la scolarisation des 300 enfants du village en âge d’aller à l’école. Trop long, trop de risques de se blesser en tombant dans la rivière, comme cela était arrivé à certains enfants. Alors, on restait à la maison pour aider les parents.

 

Grâce au financement apporté par l’UNICEF, une école primaire a vu le jour en mai 2011 à Zafimahavory. Aujourd’hui, la petite sœur de Dorlys, Dorantine, n’a plus besoin de crapahuter avant de s’assoir dans une salle de classe. Avec son petit sac en bandoulière, sous les yeux envieux et ravis de sa grande sœur, elle chemine quelques minutes seulement pour assister aux cours de « la plus belle école de toute la région », d’après Mahavongy Leonard, président de l’association des parents d’élèves.

 

Pour construire cette école, la communauté a été directement impliquée : les anciens ont offert du terrain, les villageois ont amené du sable et de l’eau pour les mélanger au ciment, terrassé le sol et ajouté une barrière. L’association des parents a recruté deux professeurs, qu’elle paye. Résultat : six salles de classe avec chacune environ 60 élèves. L’UNICEF a également fait construire des latrines et fournit bancs et tables.

 

À Madagascar, beaucoup de villages ne disposent pas d’une école primaire. Or, la population de l’île - environ 20 millions d’habitants dont la moitié de moins de 18 ans - croît de 3,1 % par an. Dans les années à venir, ce sont ainsi 2 000 enfants supplémentaires qui seront en âge d’aller à l’école. Pour les accueillir, il faudrait construire rapidement 200 à 300 établissements, sans compter les destructions annuelles de bâtiments par des cyclones ravageurs.

 

Mais le contexte n’aide pas : après la crise politique de 2009, le secteur de l’Education s’est délité. Avec un gouvernement de transition non reconnu par la communauté internationale, l’aide financière extérieure a plongé.  Le soutien de l’UNICEF est donc crucial : entre 2007 et 2010, notre organisation a construit 803 salles de classe à travers le pays. De quoi voir beaucoup d’autres enfants comme Dorantine écrire sur le tableau d’une main mal assurée « ta te ti » et progresser sur le long chemin du savoir. 

Votre don

8,13 € = 1 cahier de dessin et une trousse avec 8 crayons de couleurs pour 10 enfants (chacun).

 

162 € = 1 « école dans la boite », une solution pour éduquer les enfants dans les situations d’urgence. C’est une boite en métal dont le couvercle peut servir de tableau noir, avec des fournitures scolaires pour 40 élèves (crayons, gommes, cahiers d’exercice, ciseaux, sacs, radio portable solaire), et du matériel pour l’enseignant).

 

À Madagascar

 

23 % des enfants en âge d’aller à l’école primaire ne sont pas scolarisés, en milieu rural.

 

41 % des enfants en âge d’aller à l’école primaire parmi les 20 % des ménages les plus pauvres ne sont pas scolarisés.

 

 

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