Aller à l’école : la clé pour améliorer l’avenir des jeunes Rohingyas

Publié le 04 septembre 2018 | Modifié le 17 septembre 2018

Améliorer l’accès à l’éducation des jeunes Rohingyas est une des préoccupations majeures de l’UNICEF au Bangladesh. Des progrès sont réalisés, mais pour leur assurer un avenir, nous devons aller plus loin.

Aller à l’école aujourd’hui a d’importantes répercussions pour les années futures. Ashadia, une Rohingya âgée de 14 ans, le sait et l’affirme avec certitude : «Une éducation décente est la meilleure façon d’améliorer la vie des filles. » Avec d’autres jeunes, elle se rend régulièrement dans un espace dédié aux adolescents mis en place dans un des camps de réfugiés du Bangladesh. « En allant à l’école, on peut répondre à ce que les hommes nous disent, insiste-t-elle. Nous pouvons devenir ce que nous voulons. » C’est pour elle et pour tous les autres jeunes Rohingyas que l’UNICEF et ses partenaires mettent en œuvre des programmes et des lieux propices à l’éducation.

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Des écoles pour le plus grand nombre d’enfants réfugiés

En l’espace d’un an, plus de 381 000 Rohingyas de moins de 18 ans ont fui le Myanmar pour trouver refuge dans le pays voisin. En dépit des difficultés rencontrées au quotidien, 140 000 enfants rohingyas ont pu recevoir des cours. Environ 1200 centres éducatifs ont été ouverts et 3000 personnes ont été formées pour enseigner. Faute de place, les cours sont souvent saturés.

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L’un des principaux enjeux consiste également à offrir une éducation de qualité aux adolescents. Mohamed a 13 ans et il n’y a malheureusement pas de structure scolaire pour lui : « Il y a bien des écoles ici, mais rien pour les garçons comme moi, déplore-t-il. Ça me fait vraiment de la peine de ne pas pouvoir étudier. » L’adolescent, amputé après avoir été blessé au bras gauche par une balle, sait qu’il ne peut compter que sur l’école pour s’en sortir.

Investir dans l’éducation

L’UNICEF travaille avec les autorités pour améliorer la situation en établissant un programme scolaire spécifique pour les enfants et les adolescents rohingyas, car beaucoup n’ont jamais été scolarisés et n’ont même pas un niveau primaire. L’objectif serait de passer de deux à quatre heures de cours par jour pour chaque enfant. Des cours pourraient être dispensés en birman, en anglais et dans des dialectes locaux jusqu’à la classe de quatrième autour de matières fondamentales : les langues, les mathématiques, les sciences et des cours techniques pour les aider à mieux vivre dans le camp.

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« Si nous n’investissons pas maintenant dans l’éducation des jeunes Rohingyas, nous devrons affronter le risque qu’une ‘génération perdue’ émerge, explique le représentant de l’UNICEF au Bangladesh Edouard Beigbeder. Sans accès à l’éducation, ces enfants seront incapables de faire face à leur situation actuelle et ne seront pas en mesure de contribuer à leur propre société quand il sera question de retourner au Myanmar. »

Pour aider les enfants rohingyas à aller à l'école, faites un don à l'UNICEF.

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