Droits de l'enfant : 20 ans après, quelles promesses tenues ?

Publié le 22 décembre 2009 | Modifié le 28 décembre 2015

20 ans après la naissance de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, ratifiée par la vaste majorité des Etats, de nombreux défis doivent encore être relevés pour améliorer le quotidien, la santé, le bien-être des enfants du monde.

Les crises humanitaires, politiques, la crise économique mondiale, les changements climatiques mettent les droits des enfants en danger. Le 20 novembre dernier, la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) a fêté ses 20 ans, l’occasion de dresser un bilan des avancées enregistrées mais également des défis qu’il reste à relever. Pour que chaque enfant voit ses droits respectés, conformément aux engagements pris par la quasi-totalité des Etats à travers le monde.

 « Des progrès notables ont été accomplis au cours des 20 dernières années. Le nombre annuel de décès d’enfants de moins de 5 ans s’est réduit de 12,5 millions en 1990 à moins de 9 millions en 2008 », explique Ann Veneman, directrice générale de l’Unicef.

Ce n’est pas le seul progrès enregistré. Entre 1990 et 2006, 1,6 milliard de personnes dans le monde ont pu accéder à des sources améliorées d'approvisionnement en eau. Au niveau mondial, environ 84% des enfants en âge de fréquenter l'école primaire sont aujourd'hui scolarisés... et l'écart entre les sexes dans les écoles primaires est en train de se réduire. De plus, les enfants ne sont plus la face cachée de la pandémie de VIH/SIDA. Des mesures importantes ont été prises pour protéger les enfants du recrutement comme soldats ou de la traite en vue de la prostitution ou de la servitude domestique. Et l'âge des enfants qui se marient augmente dans certains pays tandis que le nombre de filles sujettes aux mutilations génitales diminue progressivement.

Mais des situations et disparités inacceptables persistent

 

Un milliard d’enfants sont privés d’un ou plusieurs services essentiels à leur survie et à leur développement. 148 millions d’enfants de moins de cinq ans des régions en développement souffrent de dénutrition. 51 millions d’enfants n’ont pas été enregistrés à la naissance et n’ont pas d’existence officielle. Plus d’un million d’enfants sont en prison. Des disparités inacceptables persistent entre les enfants dans le domaine de l’accès à la santé, à l’éducation, à la protection, en fonction de l’endroit où ils vivent, de leur origine sociale et ethnique. Des disparités aussi entre filles et garçons...

20 ans, et après ?

« Au cours des 20 prochaines années, il nous faudra travailler de concert, en prenant appui sur les acquis actuels, pour atteindre les enfants dont les droits à la survie, au développement, à la protection et à la participation ne sont toujours pas respectés, conclut Ann Veneman. La Convention relative aux droits de l’enfant se présente comme un modèle universel pour édifier un monde meilleur – un monde dans lequel l’intérêt supérieur de l’enfant est une considération primordiale pour chacun d’entre nous. »