Ecoutons ce que vous avez à nous dire

Publié le 24 décembre 2013 | Modifié le 23 décembre 2015

La veille de la Journée internationale des droits de l’enfant (20 novembre 2013), l’UNICEF France a publié dans un rapport les résultats de la Consultation nationale des 6-18 ans. Si elle rend compte d’une situation inquiétante, cette initiative contribue aussi à ta reconnaissance et à faire entendre ta voix.

Qu’est-ce que la Consultation nationale des 6-18 ans ?

 
Il s’agit d’une enquête réalisée par l’UNICEF France entre février et juillet 2013 par internet et dans 73 Villes amies des enfants (des villes qui ont pour objectif de promouvoir l’application des droits des enfants) au cours d’ateliers qui permettaient d’informer et de débattre sur les droits de l’enfant. Vous avez été 22 500 enfants, ados et jeunes de 6 à 18 ans à répondre à plus de 100 questions sur l’exercice de vos droits et vos conditions de vie.

Pourquoi cette enquête ?

L’UNICEF a pour mission d’évaluer votre bien-être, de mesurer les conséquences de la pauvreté sur les plus défavorisés d’entre vous et de plaider pour un accès équitable de chacun de vous à vos droits. C’est aussi valable en France. C’est donc en tant que garant de ces missions que l’UNICEF France a décidé de vous interroger sur la perception de l’exercice de vos droits. L’objectif était aussi de vous permettre de vous exprimer et afin d’influencer les décisions qui vous concernent ou concerneront directement.
 

Quels sont les résultats ?

 
Les résultats et leur explication par des spécialistes, Serge Paugam (sociologue) et Catherine Dolto (médecin et thérapeute), ne sont pas rassurants. Le rapport donne la proportion d’enfants et de jeunes pauvres, tout en mettant en évidence le fait que la qualité de vie se dégrade proportionnellement au niveau de pauvreté. Catherine Dolto appelle cela « spirale du malheur » : l’enfant ou le jeune souffrant de la pauvreté ressent aussi qu’il doit alors faire face à plus de difficultés à la maison et à l’école, qu’il a plus de mal à accéder aux soins, qu’il est davantage marginalisé dans son quartier, etc. Ainsi, 1 enfant ou jeune sur 5 est en situation « jugée préoccupante » d’exclusion sociale. Parmi eux, 7 % sont déjà dans une situation d’ « exclusion extrême ».

Maintenant que les résultats sont là, que faire ?

La Consultation va permettre à l’UNICEF France d’interpeler les pouvoirs publics et, plus largement, chacun d’entre nous, pour qu’on porte un regard plus attentif et mieux adapté sur vos problèmes. Il s’agira aussi d’utiliser les résultats afin de co-construire avec vous des réponses adaptées. Vous n’êtes pas le problème, mais la solution.

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