Elodie Gossuin, nouvelle ambassadrice : « Je suis là où l’on a besoin de moi »

Publié le 29 septembre 2017 | Modifié le 29 septembre 2017

Engagée aux côtés de l’UNICEF France depuis cinq années, Elodie Gossuin vient d’être nommée ambassadrice de l’organisation. L’animatrice, auteure, mère de quatre enfants et ex-Miss France s’est confiée sur le sens de son engagement en faveur des plus jeunes.

Vous collaborez avec l’UNICEF France depuis plusieurs années. Qu’est-ce qui vous a poussé à prolonger cet engagement et à devenir une de nos ambassadrices ?

Il serait déplacé de parler de fierté, mais je suis vraiment honorée de recevoir ce titre d’ambassadrice. C’est une nouvelle étape sur la route que nous empruntons ensemble depuis cinq ans et je suis ravie de poursuivre le travail engagé aux côtés de l’UNICEF. Je tiens à suivre les résultats des actions que l’on mène ensemble et les chiffres montrent que les choses évoluent en bien : plus de 25 millions d’enfants ont été vaccinés contre la rougeole, par exemple. Mais on ne peut pas s’arrêter là. Il y a encore un enfant sur trois, soit 250 millions qui quittent l’école sans maîtriser la lecture, l’écriture et le calcul simple. En Afrique, un enfant meurt du paludisme toutes les deux minutes. La rougeole tue encore 350 personnes chaque jour. Être confrontée à ces réalités me permet d’être consciente de la chance qu’ont mes quatre enfants d’être nourris correctement, d’être suivis médicalement, d’avoir un toit, d’être vaccinés, d’être scolarisés. Et de ne pas être en exil, comme 50 millions d’enfants aujourd’hui.

 

Un rapport de l’UNICEF sur l’importance du développement de l’enfant pendant les premières semaines vient d’être publié. C’est un sujet qui vous tient à cœur ?

Le bien-être de la mère pendant la grossesse et les soins aux nouveau-nés font partie de mes priorités. J’ai côtoyé beaucoup de femmes enceintes ou venant d’accoucher et j’ai pu voir la souffrance de certaines à cause du manque de suivi médical. Il y a quand même 1500 femmes qui meurent chaque jour pendant leur grossesse ou suite à l’accouchement ! Je serai aussi particulièrement mobilisée sur la petite enfance : c’est insupportable de voir que 4 millions d’enfants meurent dans le premier mois de leur vie. Un nombre considérable de morts pourraient être évitées.

 

Vous êtes la mère de quatre enfants. Est-ce cela qui vous a poussée à vous engager avec l’UNICEF France ?

Il est vrai qu’en devenant mère, la vision que l’on a du monde change. La volonté d’aider est exacerbée. D’autant plus que si je n’avais pas été suivie médicalement pendant ma première grossesse, je ne serais plus là pour pouvoir en parler et aider. Je suis bien placée pour savoir que l’aspect médicalisé de nos grossesses et du suivi des enfants est une chance. Mais même sans cela, j’aurais voulu agir : à l’origine, j’étais en école d’infirmière. J’ai toujours voulu être dans l’humain. Même si mon métier actuel peut donner l’impression d’être loin de ces considérations, je peux aider les autres grâce à la tribune que cela représente. Et comme des milliers de personnes qui œuvrent pour l’UNICEF, je suis là où l’on a besoin de moi.

 

Vous vous êtes rendue au Sénégal avec l’UNICEF France en 2015. Quel souvenir en avez-vous gardé ?

Il y a tellement d’images fortes qui me reviennent souvent. Ce qui m’a marquée, c’est la générosité des gens qui sont dans le besoin. Dans des villages reculés, j’ai rencontré des femmes qui servaient de relais auprès d’autres mères. Elles ont su créer un réseau pour se transmettre entre elles des informations, même dans les endroits où il est difficile d’accéder à un centre de santé. Cela permet à des médecins d’aller auprès de ces femmes.

 

Comment convaincre d’autres personnes de s’engager auprès de l’UNICEF ?

Je crois qu’il est important de rappeler que l’UNICEF peut intervenir immédiatement là où il y a des besoins. Et qu’il suffit de donner 10 cents pour permettre à un enfant de bénéficier d’une dose de vaccin contre la polio. En récoltant 185€, on peut avoir une école en kit, avec tout le matériel nécessaire pour une classe. Ces contributions sont nécessaires et elles ont une répercussion concrète et immédiate sur le terrain. Et puis l’UNICEF agit sur tous les fronts : lors d’une campagne de vaccination, on se préoccupe aussi de la malnutrition, de la déshydratation et on fait en sorte que les enfants disposent d’un état civil, parce que c’est ce qui leur permettra d’accéder à des soins médicaux ou d’obtenir un diplôme. Toutes les actions sont entremêlées et quand on commence à agir dans un domaine, tout se dénoue en chaîne. Moi, je ne suis qu’un maillon.

Média

En 2015, Elodie Gossuin était au Sénégal avec l'UNICEF France