En République centrafricaine, l'éducation offre un espoir aux enfants

Publié le 22 janvier 2021

Sosthène fait partie des milliers d’enfants de République centrafricaine qui ont dû abandonner leur  scolarité à cause des conflits intercommunautaires persistants. Grâce à un apprentissage proposé par le Centre d’éducation, soutenu par UNICEF, Sosthène a eu le droit à une seconde chance.

Depuis 2013, la République centrafricaine (RCA), l’un des pays les plus pauvres au monde, est plongée dans une spirale de violence meurtrière. En raison des effets conjugués de l’insécurité et de la pandémie de Covid-19, 1,3 million d’enfants ne sont pas scolarisés et 2,8 millions de personnes auront besoin d'une aide humanitaire au cours de cette année.

 

Jusqu’à la fin de l’année 2013, Sosthène vivait avec ses frères et sœurs à Bouar, une ville de l’ouest du pays non loin de la frontière du Cameroun. Il perd ses parents en 2014, son père comptant parmi les nombreuses victimes des affrontements armés. Il trouve refuge chez sa tante à Paoua dans le nord-ouest de la RCA et se retrouve séparé du reste de sa fratrie.

« J’étais triste. J’ai dû abandonner l’école. Ma tante était agricultrice et n’avait pas les moyens de payer les frais de scolarité alors j’ai travaillé avec elle à la ferme », confie Sosthène.

En raison des conflits, plus de la moitié des écoles de la RCA ont été fermées ou sont devenues non fonctionnelles. Devant cette situation critique, UNICEF a mis en place des centres d’éducation d’urgence proposant des cours intensifs pour permettre aux élèves de terminer l’école élémentaire en seulement trois ans au lieu de six, destinés principalement aux enfants qui n’ont jamais été à l’école et à ceux qui ont dû l’abandonner en raison des conflits.

Le centre d’éducation de Paoua peut accueillir 160 élèves répartis dans trois salles de classe et compte quatre enseignants qualifiés pour dispenser, notamment, des cours de lecture, d’écriture et de mathématiques. Pour proposer un environnement sûr aux enfants encore traumatisés des violences, les salles de classe sont éloignées de la route, dans une enceinte close et ombragée.

Sosthène est resté aider sa tante à la ferme pendant cinq ans jusqu’à ce qu’il entende parler du centre d’éducation de Paoua, soutenu par UNICEF et ses partenaires.

« Ma tante m’a immédiatement encouragé à reprendre mes études et ne pas abandonner. J’étais très heureux. Au moment où le professeur est entré dans la salle de classe, j'ai su que j'étais au bon endroit », avoue-t-il.

Moins de six mois après son entrée au centre d’apprentissage accéléré de Paoua, Sosthène a progressé au plus haut niveau. Il a retrouvé des rêves, des ambitions et projette même de devenir fonctionnaire pour aider, à son tour, sa tante.

De nombreux enfants n’ont pas eu la chance de Sosthène. Des 60.000 enfants en âge d’aller à l’école dans la ville de Papoua et ses environs, plus de 30% d’enfants ne sont toujours pas scolarisés. Les besoins restent immenses. La mise en place de centres d’apprentissage accélérés constitue une issue incontournable pour encourager les enfants à retrouver le chemin de l’école et renouer avec leurs rêves.

Contribuez à changer la vie des enfants en RCA: faites un don à UNICEF

Vous pouvez aussi venir en aide aux enfants en leur offrant une Happy Box éducation pour venir en aide aux enfants défavorisés avec le matériel nécessaire.