Famine en Afrique : agir maintenant pour les enfants

Publié le 06 mars 2017 | Modifié le 19 septembre 2017

Commencer sa vie dans la souffrance ne devrait être le destin d’aucun enfant sur Terre. Pourtant, à 14 mois, le petit Munasar souffre de malnutrition aiguë sévère accompagnée de complications. Comme plus d’un million d’enfants, sa vie est menacée par la faim qui sévit dans 4 pays d'Afrique. L’UNICEF intervient.

Lorsque l’avion approche de la piste d’atterrissage faite de gravier à Beledweyne, au centre de la Somalie, on aperçoit les lits de rivières desséchées, les arbustes morts et la terre qui s’étend, aride et assoiffée. On comprend alors les conséquences que la sécheresse a eues sur les enfants de la région.

Les enfants – premières victimes de la sécheresse.

Munasar, 14 mois, aurait pu être un enfant comme les autres. Au lieu de cela, il passe ses journées couché, souffrant de malnutrition, dans un centre de stabilisation soutenu par l’UNICEF de l’hôpital principal de Beledweyne. Lorsqu’il a été admis, il pesait 7 kilos et souffrait de complications médicales alors qu’il aurait dû peser près de 10 kilos.

Malheureusement, les enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère avec complications médicales ne peuvent pas prendre de nourriture thérapeutique car le risque de décès reste trop important s’ils ne reçoivent pas un traitement le plus rapidement possible. Dans le cas de Munasar, ses complications ont dû être traitées et contrôlées avant même qu’il ne retrouve son appétit et qu’il puisse être capable de manger à nouveau.

Une famille unie face à la malnutrition

Sa mère, Sahra Abdi Mohamed, âgée de 18 ans, est arrivée à Beledweyne il y a deux mois avec son petit garçon dans les bras ainsi que son petit frère et sa grand-mère. La famille élevait des chèvres dans une région rurale et éloignée du district de Beledweyne jusqu’à ce que tous les animaux finissent par mourir.

« L’eau et les pâturages ont commencé à disparaître il y a 8 mois. Avant ça, nous avions des grands pâturages entre Mahas et Beledweyne » raconte Sahra. « Mon mari est allée en Arabie Saoudite pour trouver du travail en traversant le Yémen mais nous n’avons plus de nouvelles de lui. »

Malgré la vente de thé en ville par la grand-mère, la famille ne peut se permettre un repas par jour. « C’est pourquoi notre Munasar est malnutri, » explique Asha, la grand-mère.

Munasar, sa mère et sa grand-mère

Munasar, sa mère Sahra et sa grand-mère Asha dans le centre de traitement de la malnutrition de l'hôpital de Beledweyne

Guérir et continuer à vivre

« Après 10 jours de bonne alimentation et de traitement, Munasar a presque entièrement récupéré de la malnutrition aiguë sévère », a déclaré Mme Roda Hassan Elmi, qui supervise le centre de traitement de la malnutrition dans lequel a été admis Munasar. « Il va pouvoir partir, maintenant qu’il pèse 7,7 kilos. »

Munasar a été admis dans le programme de soins ambulatoires soutenu par l’UNICEF de l'hôpital principal de Beledweyne. Il recevra des aliments thérapeutiques prêts à l'emploi qui l'aideront à reprendre du poids. Sahra a également reçu des conseils sur l'alimentation des nourrissons et des jeunes enfants.

Agir avant qu’il ne soit trop tard

L'histoire du petit Munasar est juste une histoire parmi des milliers d’autres semblables. En Somalie, les conditions de sécheresse menacent une population déjà fragile frappée par des décennies de conflit. Près de la moitié de la population, soit 6,2 millions de personnes, est confrontée à une insécurité alimentaire aiguë et a un besoin urgent d'aide humanitaire.

Cette année, l'UNICEF travaille avec ses partenaires pour fournir un traitement thérapeutique à 200 000 enfants sévèrement malnutris en Somalie, mais aussi à 220 000 enfants au Nigeria, à plus de 200 000 au Soudan du Sud ainsi qu’à 320 000 enfants au Yémen. Au Soudan du Sud, l’état de famine a notamment été déclaré dans certaines régions, et pourrait se répandre dans des zones qui restent inaccessibles à l’aide humanitaire.

« Le temps est compté pour plus d'un million d'enfants », a déclaré le Directeur général de l'UNICEF, Anthony Lake. « Nous pouvons encore sauver de nombreuses vies. » Cependant, pour maintenir son engagement auprès des enfants, l’UNICEF lance un appel à la générosité, notamment en recueillant les dons ici. Merci pour votre générosité !

 

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