Fanny, bénévole au siège Unicef France

Publié le 04 décembre 2009 | Modifié le 24 juin 2015

Jeune diplômée, elle rêve de faire carrière dans la protection de l’enfance et a trouvé dans le bénévolat, à l’Unicef France, une porte d’entrée vers le monde de la solidarité internationale.
 

Depuis un mois, Fanny est bénévole à la direction de la vie associative de l’Unicef France. Deux après-midis par semaine, elle travaille sur des statistiques relatives aux candidatures de bénévolat, en attendant de s’investir bientôt sur d’autres projets, comme "Unis c’est facile" qui permet le financement d’écoles au Mozambique.

Fanny est venue à l’Unicef par intérêt pour les enfants. Elle les côtoie dans son métier d’animatrice, qu’elle exerce dans un centre de loisir de St Denis. Par ailleurs, ses études l’ont amenée à s’intéresser au sort des enfants soldats : ses mémoires de masters portent sur ce sujet dans le cas du conflit sierra léonais. Le mois dernier, elle a proposé aux enfants du centre de loisirs de réaliser une affiche sur les droits de l’enfant : « C’est une activité que j’ai organisée avec ceux qui étaient âgés d’une dizaine d’années, dit-elle. Je leur ai fait lire une version simplifiée de la Convention des droits de l’enfant. Je leur ai demandé de retenir les dix droits qui leur semblaient les plus importants. Ils les ont écrits sur des languettes qu’ils ont ensuite collées sur l’affiche ».

Ce souci que Fanny a de sensibiliser les plus petits aux droits de l’enfant dans le monde tient à des convictions acquises pendant ses études : « Etre enfant soldat est contre nature, dit-elle en évoquant son travail réalisé en master. La guerre est peut-être une des atteintes les plus graves aux droits de l’enfant. Mon mémoire soutenu à Paris IV s’intitulait "Les femmes et les enfants au premier rang des conflits". La situation des filles soldats me semble encore pire que celle des garçons puisqu’elles sont soumises à des tortures sexuelles. J’ai cité plusieurs témoignages que j’ai lus en me documentant. Mes profs m’ont dit que je n’épargnais rien au lecteur. Mais c’était pour insister sur une horreur qui dépasse l’entendement ».

L’Unicef fait partie des organisations les plus engagées en faveur de la libération des enfants soldats. Fanny a pu s’en rendre compte dans son travail de recherche, où elle a également lu les noms de Human Right Watch, de Handicap International et ceux d’autres acteurs humanitaires. « J’ai répondu à l’annonce de bénévolat publiée par le siège de l’Unicef France parce que je voulais avoir un pied dans la maison, dit-elle aujourd’hui. Je voudrais travailler dans la protection de l’enfance, au niveau international. Je manque encore d’expérience professionnelle. J’espère que je vais pouvoir découvrir peu à peu les différentes facettes de l’Unicef, pourquoi pas en partant sur le terrain d’ici quelques temps ».


Parcours :

  • 1985 : naissance à Pavillons-sous-bois, en Seine St Denis.
  • 2003-2006 : classes préparatoires au lycée Fénelon à Paris.
  • 2007-2008 : master d’études anglophones à Paris IV et master de fonction publique internationale à l’école des hautes études internationales.
  • Depuis l’été 2008 : animatrice dans un centre de loisirs de St Denis.
  • Depuis octobre 2008 : bénévole à la vie associative de l’Unicef France.

Soutenir nos actions