Femmes et enfants, parents pauvres de la lutte contre le sida

Publié le 30 novembre 2012 | Modifié le 06 juillet 2015

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, l’UNICEF rappelle la nécessité d’augmenter massivement l’accès aux traitements des femmes enceintes et des enfants.

Au moment de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre, l’UNICEF fait un double constat : le nombre de nouvelles infections par le VIH a baissé chez les enfants, mais le nombre de femmes enceintes et d’enfants sous traitement est toujours très faible. Pour atteindre l’objectif d’une génération sans sida, il est nécessaire d’étendre drastiquement l’accès aux traitements de cette population.

Objectif zéro transmission mère à enfant

Grâce aux efforts de la communauté internationale, les nouvelles infections chez les enfants de moins de 15 ans ont baissé de 24 % dans le monde, entre 2009 et 2011. Cependant 330 000 enfants de cette tranche d’âge ont été infectés par le VIH en 2011. La majorité de ces infections évitables se produisent durant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement.

 

« Le combat pour une génération libérée du sida passe inévitablement par les enfants et les femmes, explique Michèle Barzach, présidente de l’UNICEF France, médecin et spécialiste de la lutte contre le sida. Notre objectif est d’éliminer la transmission du VIH/sida de la mère à l’enfant d’ici à 2015. Si nous mettons en place les innovations nécessaires, nous pouvons tout à fait atteindre cet objectif ».

Inégalités dans l’accès aux traitements

En 2011, moins d’un tiers des enfants et un tiers seulement des femmes enceintes reçoivent le traitement dont ils ont besoin. Loin de la moyenne mondiale de 54 % chez les adultes. Or, sans traitement, 50 % des enfants infectés par le VIH meurent avant leur deuxième anniversaire.

 

« De telles disparités dans l’accès aux traitements sont inacceptables. Les femmes et les enfants restent les parents pauvres de la lutte contre le sida ! estime Michèle Barzach. Nous avons les traitements et les stratégies de prévention, donc les moyens d’empêcher toute nouvelle infection des femmes enceintes séropositives à leurs bébés ! Qu’attendons-nous pour en généraliser l’accès ? »

 

Tout faire pour mettre fin aux nouvelles infections chez les enfants d’ici 2015 et garder leurs mères en vie est l’un des éléments clés de l’engagement global de l’UNICEF envers la survie de l’enfant, dans le cadre de l’effort mondial Une promesse renouvelée

Les faits, les chiffres

- Revoir notre webdocumentaire sur la prévention de la transmission du VIH de mère à enfant au Rwanda et notre campagne « Refusons la mort évitable de millions d’enfants ».

 

- Le VIH est responsable de plus de 33 millions de décès entre 1990 et 2011. C’est la principale maladie et cause de décès chez les femmes en âge de procréer (15-44 ans).

 

- Les engagements financiers des gouvernements donateurs ont baissé de 10 % sur la période 2009-2010, la première baisse depuis plus de 10 ans.

 

- L’UNICEF travaille pour généraliser les programmes de prévention de la transmission mère-enfant du VIH/sida dans le monde et mieux intégrer les services liés au VIH dans les programmes de santé maternelle et infantile. 

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