Frappes aériennes, obus et explosions : l’enfer pour les enfants en Syrie

Publié le 29 octobre 2019

La violence des combats dans le nord-est de la Syrie affecte profondément les enfants qui vivent dans la région. De nombreuses familles fuient, au péril de leur vie. Plus de 7000 nouveaux réfugiés syriens, dont la moitié sont des enfants, se sont déjà exilés dans la région autonome du Kurdistan en Irak.

Les enfants qui vivent dans le nord-est de la Syrie sont des victimes directes de la guerre qui s’y déroule. « Une bombe est tombée près de notre maison et mon fils de 4 ans est hanté par cette expérience, témoigne Awaz Subhi, une mère de trois enfants. Il se souvient de tout, notamment du bruit des obus et des explosions. » Avec sa famille, elle a fui la ville de Kobané, à la frontière avec la Turquie, pour trouver refuge en Irak. Ils ont parcouru, à pied, des centaines de kilomètres, jour et nuit. C’est la deuxième fois que les siens entreprennent ce périple : redoutant l’avancée de Daesh, Awaz Subhi et sa famille s’étaient rendus en Irak en 2014, avant de revenir en Syrie.

« Nos vies ont été détruites »

Pour cette mère de famille, la seule motivation est de vivre « en paix avec [ses] enfants ». Mais plus le temps passe, plus elle perd espoir. Voir ses enfants jouer à la guerre lui donne le sentiment que cette violence restera à tout jamais gravée dans leur mémoire. « C’est dur d’imaginer que nos vies reviendront à la normale, confie-t-elle. On respire à peine. Nos vies ont été détruites. »

La famille de Dalil Suliman est confrontée au même constat : « Les enfants se donnaient un air bravache quand on a traversé la frontière, mais ils commencent à comprendre ce qu’est la guerre, explique le père de cinq enfants. Les frappes aériennes ont commencé de nuit et n’ont pas cessé depuis. Dès que j’ai pu, j’ai vendu ma moto et payé un passeur pour nous en sortir. »

Réunir les enfants et leur famille

Les équipes d’UNICEF sur le terrain sont présentes à la frontière entre l’Irak et la Syrie pour distribuer de l’eau et d’autres produits d’urgence aux nombreuses familles qui fuient la guerre. Dans les camps, nous fournissons de quoi s’abriter, de la nourriture mais aussi des produits d’hygiène. Nous avons également mis à disposition un service de soins médicaux, notamment psychologiques, pour aider les enfants à surmonter leurs traumatismes. Nous menons par ailleurs des campagnes de vaccination contre la polio et la rougeole pour prévenir toute épidémie.

Majeed, Dlvin et Hessar ouvrent un kit d’urgence fourni par UNICEF

« Notre priorité est de réintroduire un sentiment de normalité dans la vie des enfants aussi vite que possible, indique Hamida Lasseko, la représentante d’UNICEF en Irak. Nous cherchons aussi à identifier les enfants les plus vulnérables, notamment ceux qui ont été séparés de leurs proches en fuyant les violences. » Grâce à une équipe mobile déployée dans la région, huit enfants qui avaient perdu leur famille ont pu retrouver leurs proches.

Mener ces actions est indispensable pour assurer l’avenir des enfants de Syrie, mais cela a un coût qui augmente au fur et à mesure que le nombre de réfugiés croît en Irak.

Pour nous aider à porter secours aux enfants en Syrie, faites un don à UNICEF.

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