Fuir les combats, encore et toujours

Publié le 02 février 2010 | Modifié le 31 mars 2016

Des civils tués, des civils blessés. Des milliers de familles déplacées. La Somalie est toujours le théâtre de violences.

Les violences se poursuivent entre groupes rebelles et forces du gouvernement de transition en Somalie. A Mogadiscio, le 25 janvier, une explosion à la clinique de l’Union africaine, près de l’aéroport de Mogadiscio, a tué et blessé des civils. Le bilan précis n’est pas connu pour l’instant mais les personnes touchées attendaient simplement d’être soignées dans l’établissement au moment de cette attaque meurtrière.

Les Nations unies et les ONG pillées

Le 22 janvier dernier, deux groupes islamistes, Al Shabaab et Hisbul Islam, ont repris la ville de Belet Weyne, après de violents combats. Au moins 10 personnes ont été tuées et plus de 21 blessées. Le 25 janvier, d’autres combats ont également touché le village d’Elgal, à 15 kilomètres de Belet Weyne. 5 personnes sont mortes, 7 autres ont été blessées. Et la liste des civils touchés, dans différents districts somaliens, est longue… Des rapports indiquent ainsi que les 26 et 27 janvier, des milices islamistes ont décapité 8 personnes dans les environs de Belet Weyne.

Après la reprise de cette ville, les groupes islamistes ont saisi les ordinateurs, les armes des gardes et d’autres équipements des bureaux des Nations unies et d’ONG internationales installées sur place. Certains objets pillés ont finalement été rapportés. 

Populations déplacées

Depuis le 1er janvier,  environ 18 000 personnes ont été déplacées de Mogadiscio, dont 13 900 ont quitté la ville et 4 400 ont trouvé refuge dans des zones plus sûres de la capitale.
                            
Selon le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR), dans la seule ville de Belet Weyne, plus de 25 000 civils ont été déplacés. Dans la région de Galguduud, dans les villes de Warhole et Owsweyne, ce sont près de 30 000 personnes qui sont toujours déplacées à cause des combats depuis début janvier.

Lire le témoignage d’un jeune somalien déplacé, en cliquant ici.

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