Géorgie : venir en aide aux femmes et aux enfants

Publié le 25 septembre 2005 | Modifié le 31 août 2015

En raison de conflits politiques latents, les femmes et les enfants d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud sont tributaires de l'aide humanitaire pour leur bien-être. A ce jour, moins de 25% des fonds demandés par l’UNICEF sont pourvus.

La situation demeure critique en Abkhazie et en Ossétie du sud. Ces régions baignent dans un climat d’insécurité et de violence latentes qui empêchent les travailleurs humanitaires de circuler librement. Les Nations unies sont autorisées à se rendre en Abkhazie mais les autorités autoproclamées interdisent souvent l’accès aux ONG. Il est moins compliqué d’entrer en Ossétie du sud qu’en Abkhazie mais la sécurité des équipes n’est pas garantie. Les balles perdues, les tirs de rockets et les lancements de grenades sont quotidiens.

La menace constante d’un regain de violence ou d’un accroissement des tensions politiques accroît la vulnérabilité de la population, particulièrement les femmes et les enfants, déjà durement touchés par le crise endémique. Les services de santé sont privés des ressources nécessaires pour aider la population. Les approvisionnements en médicaments et en équipements essentiels ne sont pas réguliers. Il n’y a pas de source d’eau potable et d’installations électriques et sanitaires adéquates dans les foyers et les infrastructures publiques.

La qualité de l'éducation est préoccupante. La plupart des écoles manquent d’équipements et beaucoup d’enfants sont livrés à eux-mêmes. Les programmes sportifs et récréatifs sont négligés en raison du manque de fonds. L’effondrement des services sociaux prive les Géorgiens du soutien psychologique et de la protection sociale dont ils ont besoin. Les familles déplacées à l'intérieur du pays vivent collectivement, dans des centres d'hébergement, des écoles, des garderies pour enfants, des hôpitaux et des maisons abandonnées. Le nombre des enfants des rues a augmenté.

Les priorités de l'UNICEF
L'UNICEF Géorgie s'est fixé les priorités suivantes : l'éducation, la vaccination, la lutte contre le VIH/SIDA et la protection des enfants contre la violence, l'exploitation, les sévices et la discrimination. L’UNICEF s’efforce de renforcer les capacités du personnel et des professionnels de la santé au niveau national et d’encourager une approche basée sur la communauté pour fournir des services.

L'UNICEF soutient le programme de prévention des troubles dus à la carence en iode. Il a lancé des campagnes de communication, préconisé l'enrichissement universel du sel et fourni des capsules d'huile iodée à plus de 300 000 enfants de trois à six ans vivant dans des zones où ces troubles sont endémiques. Avec le gouvernement et des organisations non gouvernementales, l'UNICEF a lancé une campagne de prévention du VIH/SIDA dans le Caucase et s'efforce de promouvoir un mode de vie sain auprès des jeunes.

En fonction des fonds disponibles, l’UNICEF entend fournir des kits obstétriques aux principales maternités d’Ossétie du sud; renforcer les programmes de vaccination en formant les agents de santé; apporter un soutien aux programmes nutritionnels ; mener des études sur la santé des femmes et leur état nutritionnel dans les zones de conflit ; élargir la distribution de fer, d’iode et de Vitamine A aux enfants et aux femmes enceintes.

Dans le domaine de l'éducation, une des priorités de l'UNICEF est d'encourager la participation des jeunes dans le cadre d'un Parlement des enfants et des jeunes, de centres pour la jeunesse, d'activités sportives et d'un réseau de médias pour les jeunes. Si les fonds le permettent, l’UNICEF entend poursuivre la formation des enseignants du primaire et du secondaire et fournir davantage de kits « écoles dans la boîte ».

La réponse de l’UNICEF aux inondations de mai 2005
En raison de pluies torrentielles d'une intensité inhabituelle, la Géorgie a du faire face à des inondations dans plusieurs régions du nord-ouest. Celles-ci ont provoqué des ruptures de barrages, des chutes de ponts, des destructions de routes et de chemins non asphaltés et isolé plusieurs dizaines de villages.

L’UNICEF a mené une évaluation des besoins et est venu en aide aux populations touchées : distribution de kits d’hygiène, de santé, « d’écoles dans la boite ». Dans la mesure où la Géorgie est souvent en proie aux inondations, l’UNICEF entend constituer des réserves de matériel afin d’être en mesure de porter rapidement secours aux populations en cas de nécessité.

Les besoins de l’UNICEF pour ses programmes en 2005 s’élèvent à 1,6 million de dollars. Seuls 387 700 dollars ont été reçus à ce jour. Le sous-financement des programmes entraîne leur blocage, voire leur annulation.

 

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