Haïti : l’Unicef place l’éducation au cœur de ses priorités

Publié le 18 octobre 2010 | Modifié le 31 mai 2016

Pour reconstruire le pays sur le long terme, il est indispensable que tous les enfants haïtiens aient accès à l'éducation, quelle que soit leur origine sociale ou familiale.

 

Avant le séisme, plus de la moitié des enfants haïtiens en âge d’aller à l’école primaire n’était pas scolarisée. Quand la terre a tremblé le 12 janvier 2010, le secteur de l’éducation a été sévèrement touché : 38 000 élèves sont morts, 55 700 membres du personnel éducatif ont été affectés et 4900 écoles ont été détruites ou endommagées.

 

Un début de retour à l’école possible grâce aux écoles temporaires

Dès le mois d’avril, l’Unicef a organisé la « petite rentrée » pour que 300 000 enfants puissent retourner à l’école dans plus de 120 écoles temporaires. Depuis le 4 octobre dernier, avec le début d’une nouvelle année scolaire, l’objectif est plus vaste. Aujourd’hui, l’Unicef, le gouvernement haïtien et leurs partenaires veulent rendre l’école accessible à tous les enfants, quel que soit le milieu social et familial d’où ils viennent. C’est d’ailleurs le deuxième objectif des Objectifs du Millénaire pour le Développement, à atteindre d’ici 2015.

Plus qu’un retour à l’école, notre organisation veut lancer un mouvement national d’éducation « Tous à l’Ecole », visant à scolariser 720 000 enfants et à former 15 000 enseignants dans tous les départements du pays. C’est pourquoi l’Unicef soutient 2000 écoles des secteurs public et privé. Les écoles situées dans les zones qui regroupent beaucoup d’enfants ayant un accès faible ou inexistant à une éducation de base de qualité sont prioritaires.

Sur le terrain, l’Unicef et ses partenaires ont mis à disposition du système éducatif 2 000 écoles temporaires, dans des tentes. Parmi elles, 200 seront transformées en écoles semi-permanentes d’ici à fin novembre. Pour accompagner de manière solide l’installation de ces écoles semi-permanentes, l’équipement des écoles en installations sanitaires, mais aussi l’hygiène et l’assainissement font aussi partie de l’action de l’Unicef.

Jusqu'à présent 66 écoles ont été équipées de latrines pour filles et pour garçons, de stations de lavage des mains, et de points où les enfants peuvent avoir accès à une eau propre et potable. L’objectif étant pour 2010-2011 d’équiper les 400 écoles.

 

Ce qu’il reste à faire

De nombreuses écoles n’ont pas encore bénéficié des interventions de l’Unicef et de ses partenaires, notamment dans les zones rurales et montagneuses. En effet, 1000 écoles se trouvent encore sous les décombres. Pour participer efficacement à leur déblaiement, l’Unicef soutient les efforts du Ministère de l’Éducation, ce qui prend beaucoup de temps sur le terrain.

Enfin, un autre gros chantier attend l’Unicef : la diminution des frais de scolarité. Jusqu’à présent, 90% des écoles étaient privées et payantes. Dans la mesure où l’un des objectifs essentiels de cette campagne est d’installer l’équité dans l’accès à l’éducation, il faut alléger le fardeau que représentent les frais d’inscription chaque année à des milliers de familles haïtiennes.

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Christine a 14 ans. Elle vit dans le quartier Bas Peu de Chose à Port-au-Prince. Grâce à l’Unicef, elle a repris les cours. Chaque matin et chaque soir, elle met deux heures pour aller et revenir de l'école. Malgré tout, elle reste très motivée par l’éducation et la connaissance.

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