Haïti : l'action de l'UNICEF un an après le cyclone Jeanne

Publié le 20 septembre 2005 | Modifié le 16 février 2016

La tempête tropicale Jeanne qui a ravagé Haïti il y a un an a laissé derrière elle 2500 morts ou disparus. Près de 300 000 personnes, dont la moitié sont des enfants, ont été affectées par la tempête. Depuis la catastrophe, l’UNICEF donne la priorité à la restauration des services de base.

Suite à la catastrophe, l'UNICEF a immédiatement procédé à une réaffectation de ses ressources, prélevant des fonds sur certains programmes courants pour acheminer immédiatement des secours aux régions affectées. L’UNICEF France a pour sa part envoyé 115 000 euros pour répondre à l’appel d’urgence. Ce financement a permis, entre autres, de fournir 500 000 sachets pour purifier l’eau et de rétablir l’accès à l’eau potable et aux infrastructures sanitaires dans certains dispensaires et écoles de la région qui compte 250 000 habitants. Les catastrophes de ce type, en endommageant les structures sanitaires, exposent une population déjà très vulnérable au risque de maladies infectieuses (notamment typhoïde et choléra). L’accès à l’eau potable et la remise en état des circuits d’assainissement (latrines, évacuation des eaux usées) dans les centres de santé et les écoles permettent de prévenir des maladies dangereuses pour les enfants notamment.

Après la première phase d’urgence et l’aide allouée aux victimes juste après la tempête (distributions de nourriture thérapeutique pour les enfants de moins de cinq ans, de toile plastique pour les abris, d’eau potable et d’ustensiles de cuisine), l’UNICEF a mené une mission d’évaluation des besoins médicaux en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le ministère de la Santé haïtien. Du matériel d’obstétrique, des désinfectants, un équipement de chaîne de froid et 20 000 doses de vaccins contre la diphtérie et le tétanos ont été distribués aux principaux dispensaires de la ville.

La tempête Jeanne a en outre complètement paralysé le système scolaire. Avant la catastrophe, les Gonaïves comptaient 393 écoles primaires et 54 écoles secondaires pour 85 000 étudiants. Selon les résultats de l’évaluation menée par l’UNICEF avec le ministère de l’Education, 10% des écoles ont été entièrement détruites et les équipements scolaires démolis.

Peu après la catastrophe, l'UNICEF a donc lancé un projet de restauration de 50 écoles aujourd’hui opérationnelles. Près de 150 kits « écoles dans la boîte » pouvant servir à 12 000 enfants et 300 enseignants ont été acheminés dans la région. En outre, une équipe de 30 étudiants, formés en soutien post-traumatique, et un psychologue ont été envoyés aux Gonaïves afin de fournir un appui aux enfants et à leur famille.

Soutenir nos actions