Histoire d'Elisabeth

Publié le 11 juin 2008 | Modifié le 31 mars 2016

Cette Congolaise a été victime d'un viol alors qu'elle se rendait au champ.

« Je suis partie au champ le matin. Un homme est venu derrière moi, il m’a prise de force et m’a mise par terre. Il m’a prise d’assaut, il m’a maîtrisée, et à ce moment là, je ne pouvais plus me défendre, j’ai eu un choc au niveau du dos et cette personne a commencé à me violer "violemment". J’ai senti que je n’en pouvais plus, et j’ai commencé à crier, et lorsque j’ai crié, il s’est levé, il a pris son fusil et il me l’a introduit dans le vagin. Il l’a introduit tellement fort que j’ai senti une très forte douleur, et que j’ai commencé à saigner. C’est à ce moment que les voisines qui cultivaient dans le champ sont venues à mon secours mais il était déjà parti… ».

Elisabeth a survécu et raconte son histoire, avant l’intervention chirurgicale qu’elle doit subir dans quelques minutes à l’Hôpital de Panzi de Bukavu au Sud Kivu. Dans son cas comme dans celui de milliers de femmes chaque année, les violences subies impliquent des lésions et des traumatismes physiques (fistules provocant une incontinence, prolapsus…) que seuls quelques hôpitaux spécialisés comme Panzi ou Heal Africa (à Goma au Nord Kivu) peuvent prendre en charge. Après l’opération, la majorité des femmes resteront en soins de récupération pendant au moins 20 jours.

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