Horia : « Je souhaite que les enfants aient tous les mêmes chances d’avoir un bel avenir »

Publié le 01 avril 2019

Engagée auprès d’UNICEF depuis 2017, la jeune et célèbre Youtubeuse Horia est très sensible à la cause des enfants. Fidèle soutien sur les réseaux sociaux pour mettre en lumière la situation des enfants défavorisés, Horia confirme son engagement lors d’une récente visite au Cameroun. Elle a pu rencontrer des enfants et des adolescents victimes des conflits qui frappent la région de l’Extrême-Nord du pays.
Émue et toujours plus engagée, Horia témoigne de l’action humanitaire d’UNICEF et invite ses jeunes fans à soutenir les autres enfants dans le monde.

Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous engager aux côtés d’UNICEF ? 

Je sais à quel point UNICEF est engagé pour les enfants, et toutes les actions que cette association entreprend pour améliorer la vie des plus défavorisés. C’était pour moi une évidence de me servir de ma communauté à bon escient pour aider UNICEF.

Qu’évoque la cause des enfants pour vous ?

La cause des enfants est très importante à mes yeux. D’abord parce qu’ils comptent sur nous, adultes, pour les protéger et les aider. Et surtout parce que ce sont les adultes de demain, je souhaite qu’ils aient tous les mêmes chances d’avoir un bel avenir, en pleine santé.

« J’espère que grâce à ma communauté nous pourrons les aider encore plus ! »

Pour aider les enfants réfugiés et déplacés à surmonter leur traumatisme, UNICEF et ses partenaires organisent des activités psychosociales auxquelles vous avez été particulièrement attentive et sensible. Quelle activité a été la plus marquante ? 

Que ce soit la visite de l’école de Baigai ou le camp de déplacés d’Igawa, les activités ont toutes été marquantes. Mais celle que j’ai préférée est la culture des champs d’oignons avec les jeunes déplacés de Zamai. Tous les enfants et adolescents étaient très fiers de nous montrer chaque étape, de la plantation à la récolte. Je trouve cela admirable de voir qu’avec pas grand-chose, grâce à leur entraide et leur esprit d’équipe, ils réussissent à avoir de superbes récoltes et se sentent utiles à leur communauté.

Par moments, vous sembliez particulièrement émue devant les témoignages d’enfants et de jeunes. Que ressentiez-vous ? 

J’étais partagée entre la joie d’être là et de vivre tout cela avec les enfants, mais j’étais aussi très triste de me dire que j’allais partir, j’avais un peu l’impression de les abandonner, de ne pas faire assez pour eux. J’espère que grâce à ma communauté nous pourrons les aider encore plus !

Pendant cette mission, vous avez notamment discuté avec des jeunes filles nigérianes qui ont subi des violences sexuelles et qui ont été mariées de force avant de s’enfuir de la secte Boko Haram. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans leurs témoignages ? Quel serait votre message pour lutter contre les violences faites aux filles ?

J’ai ressenti beaucoup de peur dans leurs témoignages et c’est ce qui m’a marqué. Je pense qu’elles ne seront jamais totalement apaisées (par peur de représailles par exemple), cependant j’ai vu que les camps les aidaient vraiment à se sociabiliser à nouveau, et à envisager un avenir qu’elles n’auraient jamais pu avoir en restant dans la secte Boko Haram.

Fin novembre 2018 - Moment d’échange complice entre la Youtubeuse Horia et Waiba, 13 ans, ambassadrice du projet « Connect My School à l’école publique de Bagai, canton de Maroua (Extrême-Nord du Cameroun). © UNICEF France / Laura Durand

Fin novembre 2018 - Moment d’échange complice entre la Youtubeuse Horia et Waibai, 13 ans, ambassadrice du projet « Connect My School à l’école publique de Baigai, canton de Maroua (Extrême-Nord du Cameroun).  © UNICEF France / Laura Durand

« Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que ces enfants aient la chance d’aller à l’école »

Vous avez également découvert le projet « Connect My School », un programme innovant qui consiste à donner un accès à Internet aux enfants, dans 2 écoles pilotes situées dans une zone isolée de l’Extrême Nord du Cameroun. 
On vous a senti très émue et très impliquée en rencontrant la jeune Waibai, l’ambassadrice du projet Connect My School. Qu’est-ce que qui vous a le plus touché dans cette rencontre ? Que retenez-vous de son témoignage, de son histoire ?

Waibai est extrêmement gentille et à un sourire très communicatif. Elle était très contente de nous accueillir et cela s’est tout de suite ressenti. Elle m’a confié venir très souvent à l’école où nous étions après ses cours au collège, spécialement pour chercher des définitions de mots sur les tablettes. Cela représente 1h30 de marche chaque jour. Cette route est longue et dangereuse, surtout la nuit tombée, mais son amour pour l’apprentissage est plus fort que la peur ! C’est un beau message je trouve.

Quel serait votre message justement pour convaincre le public de soutenir le projet Connect My School, ou plus largement soutenir l’action d’UNICEF pour l’accès à l’éducation en zone de conflits ? 

On ne se rend pas toujours compte qu’aller à l’école est une chance, qu’apprendre tous les jours est nécessaire pour avoir un avenir serein et épanoui. Nous avons eu cette chance, faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que ces enfants l’aient aussi…

« Les équipes d’UNICEF dédient leur vie pour améliorer celles des autres »

Après 5 jours aux côtés des équipes d’UNICEF, qu’avez-vous le plus retenu lors de cette visite ?

J’ai adoré rencontrer toute l’équipe UNICEF Cameroun. J’ai été marquée par leur esprit d’équipe, leur cohésion de groupe, et surtout pour leur bienveillance envers les enfants. Ils dédient leur vie pour améliorer celles des autres.

Forte de votre expérience, quel message aimeriez-vous faire passer aux jeunes qui vous suivent et qui ne connaissent peut-être pas le travail d’UNICEF auprès des enfants vulnérables comme ceux que vous avez rencontrés au Cameroun ? 

Les images sont parfois plus fortes que les mots, alors je leur conseillerai de regarder ma vidéo sur le sujet !

Après avoir vu sur le terrain, le travail de l’UNICEF et de ses partenaires, auriez-vous à message d’encouragement ou de soutien aux donateurs d’UNICEF ? 

Pour avoir été sur le terrain, j’ai vu que chaque centime compte. Le moindre don est important, et leur aide est plus que précieuse, alors merci à eux !

Retrouvez le récit de la visite d'Horia au Cameroun avec UNICEF sur sa chaîne Youtube :

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