« J’ai tout perdu. »

Publié le 24 mars 2010 | Modifié le 31 mars 2016

A Madagascar, la tempête tropicale Hubert a fait des dizaines de morts. Des milliers de personnes ont été affectées.

Plus d’une semaine après la tempête qui a dévasté les zones côtières du sud-est de Madagascar, les cours d’eau sont redescendus et les familles commencent à rentrer chez elles dans le district de Mananjary. Mais les régions voisines restent inaccessibles : il faut toujours emprunter la mer pour rejoindre plusieurs villages côtiers.

Le district d’Ikongo, dans le sud est du pays, a été le plus dévasté par cette catastrophe, suivi de celui de Mananjary. Les réseaux de télécommunication et d’électricité ont été coupés à cause des glissements de terrain dus à la tempête. Plus au sud, dans le district de Manakara, 273 familles sont toujours réfugiées dans des abris provisoires.

Joël Tsimba, habitant de la commune de Tsiatosika, à 10 kilomètres de Mananjary, voit sa vie bouleversée par la tempête Hubert. «J’ai tout perdu, explique-t-il. Trois membres de ma famille sont morts. Le glissement de terrain a complètement enterré notre maison. Nous essayons de sauver ce que nous pouvons de la boue. Je suis complètement désabusé. »

Faire face à la catastrophe

 

Malgré les tensions politiques qui affectent le pays depuis 2009, les autorités malgaches se mobilisent pour faire face à cette catastrophe naturelle.

L’Unicef et ses partenaires distribuent des couvertures, des kits de purification d’eau, des moustiquaires imprégnées pour les familles touchées par cette catastrophe naturelle. Le Bureau national de gestion des risques travaille en étroite collaboration avec les autorités locales et l’Unicef pour évaluer les besoins des populations affectées.

« De telles situations d’urgence affaiblissent les capacités à faire face des familles de Madagascar déjà vulnérables, explique Bruno Maes, représentant de l’Unicef à Madagascar. Dans ce pays, 7 personnes sur 10 sont pauvres. Dans de telles situations, il est du mandat de l’Unicef de sauver les vies des enfants et d’apporter un soutien technique, logistique et financier. »

 

Soutenir nos actions