L’histoire de Sohrab : l’UNICEF l’a aidé enfant, aujourd’hui il est bénévole !

Publié le 05 décembre 2016 | Modifié le 05 décembre 2016

A l’occasion de la journée mondiale du bénévolat 2016 ainsi que des 70 ans de l’UNICEF, découvrez le témoignage de Sohrab Rostam. Né en Afghanistan, aidé par l’UNICEF alors qu’il était enfant, il est depuis devenu bénévole à l’UNICEF France !

"Je m'appelle Sohrab, je suis originaire d'Afghanistan. Je suis né dans un petit village au nord de Kaboul et je suis dans l'enseignement agricole, en activité.

Dans mon village natal, il n'y avait pas d'école, je devais faire entre 7 et 8 km à pied pour aller à l'école, dans le centre du district.

Mon père ne savait ni lire ni écrire. Ni ma maman. Donc mon père a tout fait pour nous envoyer à l'école. Les souvenirs que j'ai de l'UNICEF ? La distribution de crayons de couleur, d’ardoises, de cahiers, qui m'a donné peut-être un plus pour pouvoir continuer mes études au-delà.

"L'école, une voie vers l'avenir"

Avant on n’avait pas de cahiers, et une fois qu'on a eu des cahiers on pouvait faire les devoirs, des dessins, et on pouvait les garder sur soi ! Pour nous c'était déjà important, parce qu'à chaque fois on mettait tout dans une sorte de cartable, nos cahiers, nos livres, ça nous faisait plaisir de nous balader avec. Ce qui est encore plus important, c'est les crayons de couleurs. On ne connaissait pas. Et c'est vrai qu'en Afghanistan à l'époque on dessinait beaucoup. Et ça nous a changés !

Et après on se rappelle aussi, qu’on a eu des vaccinations contre un certain nombre de maladies contagieuses. Parfois il y avait beaucoup d'enfants qui mourraient, vu qu’il n'y avait pas de vaccination quelconque. Maintenant les résultats ont montré qu'une vaccination, surtout contre les maladies contagieuses dans les pays en voie de développement c'est nécessaire, même indispensable.

Si je rencontre un jeune Afghan, une chose que je pourrais dire : rien n'est perdu d'avance. La première chose qu'il faut faire, c’est aller à l'école, apprendre. Comme mon père à moi le disait : l'école c'est une voie vers l'avenir.

Une reconnaissance

Mon engagement, je peux dire qu'il est ancien, étant donné que cette période d'aide que j'ai reçue, peut-être que ça m'a poussé, ça m'a donné envie de continuer. Depuis une trentaine d'années que j'ai commencé à travailler, de temps en temps je réponds à des appels de l'UNICEF pour donner quelques petits sous en fonction de mes moyens. Et surtout depuis 2014, je fais partie d'un groupe de bénévoles dans le pays de Ploermel ; on est en contact avec la mairie de Ploermel, étant donné qu’elle est « Ville amie des enfants ». Autrement on intervient dans les écoles sur principalement le droit des enfants dans le sens « éducation ».

Une chose est sûre : pour moi c'est une reconnaissance. Dans tous les cas, l'UNICEF a fait partie à un moment donné de ma vie. Donc j'ai toujours cette reconnaissance vis-à-vis de l'UNICEF, de mes parents, de mon pays d'origine, et également vis-à-vis de la France qui m'a accueilli. Et moi, le peu de choses que je peux faire je le ferai, je n'hésiterai pas."

 

 

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