L’Unicef dénonce les conséquences sur les enfants du bain de sang en Syrie

Publié le 07 février 2012 | Modifié le 09 septembre 2015

Les violences en Syrie ont fait des centaines de morts et de blessés parmi les enfants depuis près de 11 mois.

 

 

Plusieurs rapports font état d’arrestations arbitraires, de tortures et d’abus sexuels sur les enfants pendant leur détention. Ces derniers jours, les pilonnages à l’artillerie lourde par les forces gouvernementales de quartiers civils dans la ville de Homs ne font qu’aggraver la situation pour un nombre croissant d’enfants.

Selon Marixie Mercado, porte-parole de l’Unicef, depuis mars 2011, « décembre a été le mois le plus violent pour les enfants » en Syrie. Lors d’un point presse, elle a également indiqué qu’ « au moins 400 enfants avaient été tués » ces onze derniers mois et « au moins 400 autres ont été détenus durant cette période. »

« Cela doit cesser. Chaque enfant tué dans ces violences, c’est un enfant de trop », a déclaré le directeur général de l’Unicef, Anthony Lake. « Nous exhortons les autorités syriennes à autoriser une aide à tous ceux qui en ont désespérément besoin. »

L’Unicef n’a pas accès aux zones touchées de Homs et ne peut confirmer l’impact qu’ont les attaques sur place, mais des témoignages crédibles, notamment de médias internationaux présents à Homs, rapportent que les enfants sont touchés par les violences. Un accès immédiat et inconditionnel à des soins médicaux spécialisés doit être garanti pour tous les blessés.

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