La malnutrition, un danger accru pour les enfants de Centrafrique

Publié le 26 décembre 2013 | Modifié le 31 mars 2016

La situation sécuritaire s’aggrave en Centrafrique, où dans la capitale Bangui plus de 200 000 personnes, dont beaucoup d’enfants, ont fui leurs maisons ces deux dernières semaines. Une des graves conséquences immédiates : les enfants subissent le danger de la malnutrition. L’UNICEF en appelle à des mesures urgentes pour éviter des décès d’enfants victimes de malnutrition.

Extrême préoccupation. C’est le ressentiment des spécialistes de l’UNICEF à Bangui, la capitale de la Centrafrique. Et pour cause, le durcissement et l’accroissement des dernières violences dans le pays représentent un réel danger pour la survie des enfants souffrant de malnutrition sévère, et leurs complications de santé. La sous-alimentation les rend particulièrement vulnérables à la maladie et l’infection telle que le paludisme.

12 500 enfants pris en charge

Lorsque la nouvelle vague de violences avait éclaté le 5 décembre 2013, près de 1 000 enfants étaient sous traitement pour la malnutrition aiguë sévère à Bangui. Depuis, seulement 8 des 15 centres de nutrition fonctionnent dans la capitale, ce qui reste insuffisant bien que 12 500 enfants aient été pris en charge par les équipes de l’UNICEF. « Environ la moitié des enfants ont maintenant repris le traitement, et comptes tenus de la situation actuelle il reste encore beaucoup à faire avec les enfants et les familles dispersées dans plus de 40 sites de déplacés, détaille Bonaventure Muhimfura, spécialiste UNICEF de la nutrition. Mais, nous devons faire plus. Il est crucial de rouvrir tous les centres de nutrition, dès que possible, pour sauver la vie des enfants ».

Mesures d’urgence : la réouverture des centres de nutrition

Alors que plus de 400 enfants ont repris le traitement de la malnutrition aiguë sévère, l'UNICEF prévoit une augmentation significative du nombre d'admissions dans les centres de nutrition dans les prochaines semaines. « Nous devons accroître notre capacité à répondre aux besoins dans les sites de déplacement et de s'assurer que les services de nutrition qui fonctionnent encore l'intérieur du pays ont les moyens de continuer à fournir un traitement de sauvetage » interpelle Bonaventure Muhimfura.
 
En plus de la réouverture progressive des centres de nutrition, des cliniques mobiles sont organisées pour dépister les enfants dans des lieux de déplacés à Bangui (639 000 personnes déplacées soit 12% de la population totale), afin d'identifier ceux qui ont abandonné leur traitement pour ensuite leur offrir les soins d'urgence nécessaires.

L’UNICEF, principal fournisseur de besoins alimentaires

Ces derniers jours, l'UNICEF a apporté 173 tonnes de fournitures d'urgence en République centrafricaine. L'UNICEF est le principal fournisseur de besoins alimentaires tels que le lait thérapeutique et des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi, utilisés dans le traitement de la prise en charge de la malnutrition chez les enfants.
 
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Nos actions sur le terrain
  • Vaccination : plus de 480 000 enfants de moins de cinq ans vaccinés contre la rougeole
  • Protection : 2 700 enfants ont bénéficié d’activités récréatives et d’un soutien psychosocial dans des centres d’accueil pour enfants
  • Éducation : 31 500 enfants ont reçu du matériel éducatif
  • Enrôlement forcé : 182 enfants soldats libérés
  • Famille : 672 enfants séparés ont retrouvé leur famille
  • Eau : plus de 280 000 personnes ont accès à l’eau potable

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