La parole aux éducateurs et aux associations partenaires

Publié le 20 octobre 2009 | Modifié le 28 décembre 2015

Témoignages des acteurs de terrain mobilisés auprès des victimes de la pandémie et de la violence.


© UNICEF/NYHQ2005-0891/Shehzad Noorani

 

Yolette Andrée Jeanty, directrice de Kaïfanm, association de prise en charge des femmes et des filles victimes de violences sexuelles, Port au Prince : « A partir de 2004, nous avons ouvert un centre spécifique pour les petites filles et les adolescentes victimes de violences sexuelles ou de maltraitance. Ici, en Haïti, nous vivons dans un système où le patriarcat règne en maître. De manière générale, une femme est considérée comme un objet sexuel, la propriété de quelqu’un… Les activités de sensibilisation que nous menons visent à changer les mentalités négatives par rapport aux femmes et aux filles de ce pays, pour qu’enfin les femmes puissent circuler librement et vivre complètement leur citoyenneté, comme n’importe quelle personne ».
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© UNICEF/NYHQ2005-0868/Shehzad Noorani

Gérald, éducateur en charge des activités récréatives et éducatives à Cité Soleil pour l’ONG italienne AVSI : « Je suis originaire de Cité Soleil. Mon rôle, c’est d’apporter ma collaboration aux enfants de la cité, aux enfants démunis et victimes des violences. C’est très important de les faire jouer pour oublier les graves problèmes qu’ils ont rencontrés et les mauvais moments qu’ils ont passés. Avant, il n’y avait aucune aire de jeu à Cité Soleil. Le quotidien c’était les bagarres et les violences armées entre les jeunes de la cité. Aujourd’hui, on organise des activités de jeu et d’information cinq jours par semaine. Les enfants jouent ensemble, et au delà des jeux et des chants, on essaie de faire passer des messages. Le jeu est important car il fait grandir les enfants en développant leurs capacités physiques et intellectuelles ».
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© UNICEF/NYHQ2005-0888/Shehzad Noorani

Claudette, jeune fille vivant avec le VIH/sida, éducatrice volontaire au centre GHESKIO, Port au Prince : « Je suis paire-éducatrice, je parle avec les jeunes qui sont infectés et qui ne veulent pas y croire. Mon message, c’est que la vie continue pour eux et que ce n’est pas parce qu’on est infecté que l’on va mourir. Si tu prends tes médicaments, tu vas vivre et ça va te soulager ! Tu dois continuer tes activités mais tu dois prendre des précautions : te protéger, protéger les autres personnes et faire de la prévention. Ce qui me révolte c’est que beaucoup de jeunes ne sont pas morts à cause du virus mais parce qu’ils ont baissé les bras à cause de leur entourage, à cause de la stigmatisation et de la discrimination ! »

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