La vie loin des abattoirs

Publié le 11 janvier 2010 | Modifié le 31 mars 2016

120 enfants nigériens, qui travaillaient aux abattoirs, ont acquis de nouvelles compétences grâce à une  ONG soutenue par l’Unicef. Zoom sur l’histoire de Soueba, qui a  changé de vie. 

Agadez, Niger, 4 janvier 2010. Il y a trois ans, la jeune Soueba recueillait les restes des animaux à l'abattoir pour les vendre au marché local. Elle a passé des mois à vendre des têtes et des pieds de chèvre, en plus des ménages et de la cuisine. Aujourd'hui, elle est formée à une autre activité et vit beaucoup mieux.
Soueba est en effet l'une de 80 jeunes filles qui ont été prises en charge par l’Action en faveur de l'élimination du travail des enfants au Niger, organisation partenaire de l'Unicef. Celle-ci a aidé 120 enfants travaillant à l’abattoir à développer de nouvelles compétences.

Soueba, aujourd’hui âgée de 18 ans,  a ainsi appris la fabrication de tissus imprimés, les « Batik ». Après  quelques mois seulement, elle a trouvé suffisamment de clients pour gagner plusieurs fois l'équivalent du revenu national moyen annuel. « Je suis si fière d'avoir mon propre commerce. Je suis sure que ma famille et moi, nous allons avoir un meilleur avenir. Ma mère n'avait aucun emploi à l'époque, se souvient Soueba. J'étais la seule à gagner de l'argent. Aujourd'hui, grâce à moi, maman a les moyens  de débuter une petite entreprise. »

Travail dans la rue : les filles en danger

 

Le Niger est l'un des pays les plus pauvres du monde. La plupart des familles y luttent pour survivre et réussir à satisfaire leurs besoins fondamentaux.

Dans un pays où les enfants et les jeunes de moins de 15 ans représentent environ la moitié de la population, le travail des enfants est une préoccupation majeure. 43 % des 5 -15 ans sont impliqués dans une forme ou une autre de travail au Niger. Les jeunes filles doivent souvent commencer à constituer leur dot dès le plus jeune âge, tout en contribuant aux revenus de la famille.

De nombreux jeunes font du commerce dans les rues. Les filles y sont tout particulièrement exposées au harcèlement et aux abus sexuels. Pour rassembler l'argent dont elles ont besoin chaque jour, beaucoup se tournent vers la prostitution.  La plupart de ces enfants et adolescentes ne sont pas bien informées sur le VIH/sida et les autres maladies sexuellement transmissibles. Elles ont peu de moyens pour se protéger.
 

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