Le Guyana, second taux de prévalence du VIH/sida en Amérique

Publié le 04 janvier 2006 | Modifié le 31 août 2015

Pourtant, dans cette région rurale située à 100 kilomètres de Georgetown, capitale guyanaise, près d’une personne sur cent est séropositive.

Linda a tout donné pour assurer à ses enfants, Han et Ana, une vie heureuse. Cependant, en 1999, Linda est allée faire le test du VIH/Sida qui s’est révélé être positif. Elle a alors convaincu son époux, Patrick, de faire aussi le test, lequel s’est également avéré être positif. Tous deux se sont alors interrogés sur ce que leurs deux enfants, âgés de 5 et 3 ans, allaient devenir s’ils se trouvaient privés de leurs parents. Linda est décédée deux mois après le résultat positif de son test. Patrick, neuf mois après.

Han et Ana, également infectés par le virus, ont dû aller vivre chez leur grand-mère, pauvre et malade, qui vit dans une seule pièce, sans toilettes ni source d’eau. Pour cette vieille femme, incapable de rester debout et de marcher longtemps, la vie est difficile. Elle a essayé d’envoyer ses petits-enfants à l’école mais comme les gens savent que leur parent sont morts du VIH/Sida, ils sont souvent ridiculisés. « Nous ne voulons pas aller à l’école car personne ne veut jouer avec nous », dit Han.

Han et Ana ont été recueillis par une ONG, la Fondation Linden Care (FLC), qui mène un programme de soins et de soutien aux enfants infectés et affectés par le VIH/Sida. FLC a pris ces enfants sous son aile et leur fournit des soins de base, de la nourriture et même un soutien scolaire. La fondation fournit également des informations aux enseignants sur le Sida afin qu’ils comprennent mieux cette maladie et respectent davantage les enfants qui en sont atteints.

Le Guyana a le second taux de prévalence le plus élevé du continent américain après Haïti. Depuis 2002, l’UNICEF soutient FLC en lui fournissant du matériel informatique, des fournitures de bureau et des kits scolaires. L’UNICEF appuie également le programme de nutrition de la fondation.

Aujourd’hui, Han et Ana, âgés respectivement de 11 et 8 ans, semblent en bonne santé et suivent des traitements antirétroviraux. Ana affiche un grand sourire et ne montre pas de signe de la maladie. Son frère est plus réservé : « Je vais bien et Ana aussi. Nous avons des visites régulières du médecin », dit-il à un agent de l’UNICEF. Leur grand-mère est ravie qu’Ana et Han sachent lire.

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