Le manque d’eau et d’installations sanitaires tue

Publié le 22 mars 2013 | Modifié le 24 juin 2015

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau du 22 mars, l’UNICEF revient sur le sort tragique réservé aux enfants en manque d’eau potable et de bonnes conditions d’hygiène. Or, les progrès réalisés dans le monde depuis dix ans montrent qu’avec des moyens et une vraie volonté politique, les solutions existent.   

La statistique est éloquente : on estime que la grande majorité des 2 000 décès d’enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque jour de maladies diarrhéiques dans le monde sont liés à l’eau, l’assainissement et l’hygiène. Dans un contexte d’accroissement de la population mondiale, le nombre de ces décès a considérablement diminué au cours des dix dernières années, passant de 1,2 million par an en 2000 à 760 000 en 2011. Mais ce sont 760 000 victimes de trop, estime l’UNICEF, qui veut intensifier ses efforts en la matière.  
 

Cinq pays à aider en priorité

 
D’après les données de l’UNICEF, environ la moitié des décès d’enfants de moins de cinq ans se produisent dans cinq pays : l’Inde et le Nigéria surtout, mais aussi la République démocratique du Congo (RDC), le Pakistan et la Chine. Ces pays comptent également un nombre élevé d’habitants n’ayant pas accès à des sources d’eau et installations sanitaires améliorées. 
 
Sur ce dernier point, on compte 814 millions de personnes n’ayant pas accès à des installations sanitaires améliorées en Inde, 477 millions en Chine, 109 millions au Nigéria, 91 millions au Pakistan et 50 millions en RDC. L’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement dans ces pays contribuerait pourtant massivement à la réduction de la mortalité des enfants. 
 

Les solutions existent

 
Derrière ces chiffres, il y a des vies, ou plutôt des destins tragiques. « Ces chiffres peuvent paraître abstraits mais ils représentent de vraies vies, de vrais enfants, abonde Sanjay Wijesekera, responsable mondial du programme d’eau, d’assainissement et d’hygiène de l’UNICEF. Chaque enfant est important. Chaque enfant a droit à la santé, au droit de survivre et d’avoir un avenir aussi satisfaisant que possible. »
 
Les progrès impressionnants déjà accomplis par l’UNICEF et ses partenaires depuis les années 1990 montrent qu’avec la volonté politique et les investissements nécessaires, tous les enfants du monde devraient pouvoir accéder à l’eau potable et à des installations sanitaires améliorées. Peut-être même en l’espace d’une seule génération.  

 

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