Les enfants rohingyas menacés par la mousson au Bangladesh

Publié le 30 mars 2018 | Modifié le 30 mars 2018

Après avoir fui les violences ethniques, les Rohingyas qui ont trouvé refuge au Bangladesh, doivent pour beaucoup chercher un nouvel abri car les camps de fortune dans lesquels ils vivent pourraient être inondés à l’approche de la mousson.

Comme de nombreux enfants rohingyas, Azara, 9 ans, vit dans un camp surpeuplé au Bangladesh. Son peuple étant la cible de violences ethniques, elle et les siens ont dû fuir le Myanmar dans l’urgence. Plus de 600 000 personnes sont concernées par ce que l’on appelle la crise des Rohingyas. Certains enfants ont vu leurs parents mourir sous leurs yeux, d’autres ont subi des agressions sexuelles. Tous sont traumatisés. Et leurs refuges de fortune pourraient ne pas tenir face aux nouveaux défis qui se présentent.

Les inondations mettent les enfants en danger

La saison de la mousson débutera dans quelques semaines et toute la région de Cox’s Bazar, où les Rohingyas s’abritent, risque d’être inondée et même les campements non-inondés seront directement touchés. La montée des eaux submergera des routes faites d’argile et de boue. À Kutupalong-Balukhali, la route principale sera sous l’eau, ce qui signifie que 559 400 personnes ne pourront plus emprunter ce chemin. Les latrines risquent de déborder et pourraient à terme contaminer les réserves d’eau.

Alors que le manque de place se fait déjà cruellement sentir – ordures et excréments jonchent le sol – le peu d’espace disponible va être inutilisable. Les Rohingyas, déjà appauvris et vulnérables à cause du nettoyage ethnique dont ils sont la cible, basculeront dans une situation encore plus précaire et fragile. Les enfants seront les premiers concernés par les maladies hydriques charriées par une eau sale. Ils seront aussi les premiers à souffrir de la faim si les distributions de nourriture sont empêchées ou retardées par les intempéries.

L’action de l’UNICEF

Pour préserver au mieux les enfants, l’UNICEF organise des sessions de vaccination et prépare des stocks de médicaments au cas où une épidémie surviendrait. Des stocks d’eau potable et de chlore sont disséminés à travers le camp : ainsi, en cas d’inondation, les zones isolées pourront disposer de réserves. Les équipes sur le terrain forment la population et constituent des équipes mobiles susceptibles d’intervenir au plus près des enfants pour que chacun d’entre eux bénéficie de l’aide dont il a besoin.

Aidez les Rohingyas en faisant un don à l’UNICEF.

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