Les enfants syriens doivent continuer à vivre

Publié le 09 mars 2020

« Les enfants syriens doivent continuer à vivre », déclare la directrice générale d'UNICEF à la fin de son voyage à Gaziantep.

Gaziantep, Turquie, le 7 mars 2020 - La directrice générale d'UNICEF, Henrietta Fore, vient de terminer un voyage de deux jours à Gaziantep, en Turquie, où elle a visité le centre logistique humanitaire de Bab Al Hawa, à la frontière avec la Syrie. Elle a également visité un camp de réfugiés syriens à Kahramanmaras.

Cette visite intervient alors que la situation dans le nord-ouest de la Syrie est de plus en plus difficile, avec le déplacement de quelque 600 000 enfants au cours des trois derniers mois. Au poste frontière de Baba Al Hawa, Henrietta Fore a observé des camions chargés de vêtements d'hiver, de jerricans, d'articles d'hygiène, de biscuits à haute teneur énergétique et d'autres fournitures essentielles destinées aux enfants du nord-ouest de la Syrie. Depuis le début de l'année, UNICEF a envoyé 100 camions dans le nord-ouest.

« L'envoi d'aide à travers les frontières de la Syrie a été une bouée de sauvetage pour les familles vulnérables », a déclaré Henrietta Fore. « Neuf ans après le début du conflit, 5 millions d'enfants ont encore besoin d'aide. Nous devons les aider à tout prix. Nous sommes profondément reconnaissants à nos partenaires locaux sur le terrain pour leur travail héroïque - parfois en dépit du prix à payer pour eux et leurs familles. »

Dans le camp de Kahramanmaras, Henrietta Fore a rendu visite à une famille qui s’est réfugiée en Turquie depuis huit ans. Les enfants, âgés de 7 à 12 ans, vont à l'école et le père travaille dans la construction. Bien qu'ils soient en sécurité et bien installés, ils rêvent toujours de rentrer chez eux.

Le camp accueille actuellement plus de 11 000 personnes, dont la moitié sont des enfants. Il offre une scolarisation à 3 700 enfants et des possibilités de formation pour les jeunes.

« La Turquie a généreusement accueilli des millions d'enfants syriens depuis le début de la guerre », a déclaré Henrietta Fore. « Il est essentiel que ce soutien se poursuive. »