Les fonds tsunami de l'Unicef France en Indonésie

Publié le 18 décembre 2009 | Modifié le 29 décembre 2015

5 ans après le désastre, comment ont été utilisés les fonds des donateurs français, très mobilisés par l’évènement, au point que la collecte habituelle a doublé ?

Pour l’Unicef France, priorité a été donnée à l’Indonésie. On a compté en effet 170 000 victimes, 400 000 déplacés dans la zone de Banda Aceh et l’île de Nias.

En millions $ :

  • Total des fonds tsunami collectés par l’Unicef France : 76 (par l’Unicef global : 676).
  • Total des fonds affectés à l’Indonésie par l’Unicef France : 51 (par l’Unicef global : 323).

 

  • Fonds Unicef France consacrés à l’EDUCATION : 40,4 (Unicef global : 143).
  • dont construction : 32,6 (Unicef global : 104).
  • Fonds Unicef France consacrés à la SANTE : 2,3 (Unicef global : 72).
  • Fonds Unicef France consacrés à l’EAU & ASSAINISSEMENT : 4,4 (Unicef global : 55).
  • Fonds Unicef France consacrés à la PROTECTION DE L'ENFANCE : 3,3 (Unicef global : 23).
  • Fonds Unicef France consacrés aux OPERATIONS : 0,9 (Unicef global : 29).

L’Unicef France a consacré 79% de ses fonds à l’éducation, 4% à la santé, 9% à l’eau et l’assainissement, 6% à la protection de l’enfance, 2% aux opérations.

Les fonds Unicef France représentent 16% des fonds globaux reçus par l’Unicef pour le tsunami.

Les dons français ont financé en particulier :

  • 100% des écoles semi-permanentes
  • 31% de l’ensemble des constructions

Il existait de lourdes difficultés au départ : disparition des compétences et des cadres, désorganisation des services publics, accès détruits, potentiel limité des entreprises locales.

Une école construite dès 2005 par une autre ONG s’est fissurée au bout de 3 mois. L’Unicef, pour sa part, a procédé à d’indispensables études préalables : choix des sites, arbitrage des communautés, sondage des sols, développement d’une architecture modulaire.

A partir de 2006 ont donc été construites des écoles permanentes, rehaussées et antisismiques. La construction d’écoles allait de pair avec une aide en terme de sanitaires, d’eau potable, de mobilier scolaire, de fournitures ainsi que de la formation d’enseignants et de l’éducation à l’hygiène pour les élèves.

La mise en place de centres de santé intégrés a permis de fournir des soins et du soutien psychologique. Des cadres santé et des sages-femmes ont été formées.

Un programme de formation destiné aux enseignants, travailleurs sociaux, policiers, chefs de communauté, parlementaires, fonctionnaires de la justice, a permis de sensibiliser aux problèmes d’exploitation sexuelle et de trafic d’enfants. Un partenariat avec les pouvoirs publics sur la question des droits de l’enfant a abouti à la création de structures spéciales dans les locaux de police et à la création d’instances de justice réservées aux mineurs.

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