« Les grands programmes ne seront pas touchés »

Publié le 13 novembre 2009 | Modifié le 31 août 2015

Après la récente attaque qui a fait des victimes parmi le personnel des Nations unies à Kaboul, une partie des agents internationaux de l’Unicef a été redéployée hors d’Afghanistan pour des raisons de sécurité. Mais la mobilisation pour les enfants et les femmes se poursuit sur le terrain. Quelques précisions avec Farida Ayari, responsable de la communication de l’Unicef à Kaboul, toujours sur place.

Les redéploiements du personnel de l’Unicef handicapent-ils votre action sur le terrain ?
Nous espérons tout d’abord que ces redéploiements pour raison de sécurité ne vont pas trop se prolonger, que le retour de tout le personnel humanitaire sera rendu possible au plus vite. C’est-à-dire lorsque nous serons en mesure de loger notre personnel selon les nouvelles normes de sécurité décidées par le Département de Sécurité des Nations Unies.
Les grands programmes de l’Unicef ne sont pour le moment pas remis en question par ces redéploiements, l’impact se fait surtout sentir sur le plan administratif.
Nous avons pris quinze jours de retard sur nos programmes de construction d’écoles et de maisons d’accueils adjacentes aux  maternités destinées aux femmes qui vivent des grossesses difficiles. Nos équipes n’ont en effet pas pu travailler selon nos plans pendant deux semaines en raison du second tour de l’élection présidentielle qui, finalement, a été annulé et en raison de l'attaque suicide le 28 octobre dernier à Kaboul.

Quelles sont les grandes campagnes développées en ce moment par l’Unicef en Afghanistan ?
Tout est malheureusement prioritaire en Afghanistan! Nous travaillons par exemple beaucoup pour l’éducation, notamment des filles mais aussi pour la vaccination des enfants. Ce dimanche 15 novembre, nous lançons ainsi une campagne nationale de vaccination. Nous voulons atteindre 7 millions d’enfants. Elle sera suivi d’une autre campagne en décembre dans le sud et l’est du pays, qui devrait  toucher  3 millions d’enfants. Les redéploiements de personnel ne perturbent pas la logistique pour ces campagnes de vaccination, nos agents vaccinateurs sont déjà sur le terrain. Il est important de rappeler que l’Afghanistan est l’un des quatre pays au monde encore touché par la polio.

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