Les Jeunes en action : mission à Djibouti

Publié le 12 août 2010 | Modifié le 31 mars 2016

C'est parti pour l'Année Internationale de la Jeunesse ! But de cette opération initiée par l'ONU : promouvoir la participation des jeunes et le développement de la jeunesse au niveau local, national et mondial. L'Unicef la soutient bien sûr, et par son programme "Jeunes ambassadeurs de l'Unicef", permet déjà à de jeunes lycéens motivés et engagés pour la cause des enfants de pratiquer leur droit à la participation et à l’expression dans leur localité. Chaque année, six d’entre eux partent dans un pays en voie de développement, pour découvrir les programmes de l’Unicef. La mission 2010 ? Djibouti.

 

 

Comme chaque année, six Jeunes Ambassadeurs (JA) sont partis en mission d'observation dans l’un des 155 pays d’intervention de l’Unicef. Cette année, du 21 au 28 mai 2010, ils se sont rendus à Djibouti afin d’y découvrir les programmes de l’Unicef en faveur des enfants pour prévenir de la propagation du VIH-sida, lutter contre la malnutrition infantile, favoriser l’éducation des filles et des garçons et faciliter l’accès à l’eau potable. Cette mission est l’occasion pour l’Unicef de revenir sur plus de 10 ans d’actions dans ce pays méconnu des médias et du grand public car enclavé entre la Somalie et l’Ethiopie.

 

Le point sur la situation

 

Djibouti est un pays stable situé dans la corne de l’Afrique. Il se place au 155ème rang de l’Indice du développement humain sur 182. En 2008, 19% de la population Djiboutienne vit avec moins de 1,25 $/jour, ce taux étant plus élevé en milieu rural et dans les quartiers périphériques des zones urbaines. L’espérance de vie est estimée à 55 ans. L’accroissement de la pauvreté est lié au chômage qui touche 60% de la population active et plus particulièrement les femmes et les jeunes. Le taux de mortalité infantile des moins de 5 ans est passé de 123 à 95 naissances vivantes de 1990 à 2008. Le niveau de soins curatifs et préventifs reste encore insuffisant, puisque l’on ne compte dans la capitale qu’un seul pédiatre. En outre, la situation nutritionnelle des enfants de moins de 5 ans reste préoccupante. Le taux de malnutrition est de 17% quand le taux de malnutrition aiguë sévère est passé de 6% en 2002 à 9 % en 2008.

Dans un tel contexte, l’action de l’Unicef est plus que jamais nécessaire. Conformément à ses mandats, l’Unicef mène différents programmes en faveur des populations vulnérables que sont les femmes et les enfants.

 

Des résultats encourageants

Ces différents programmes menés en collaboration avec des partenaires locaux ont contribué à des progrès notables dans les domaines de la santé maternelle, en matière d’éducation et d’accès à l’eau potable. Ainsi, le ratio de mortalité maternelle est passé de 740 à 550 décès pour 100 000 naissances vivantes de 1996 à 2008. En matière d’éducation, le taux net de scolarisation est passé de 43% à 66% en 2008. Le taux de redoublement et d’abandon à l’école primaire sont respectivement de 7% et de 2%. Une amélioration relative en matière d’accès à l’eau potable permet à 92% de la population d’avoir accès à une source d’eau potable en 2008.

A Djibouti, une étude menée en 2002 a montré que le taux de prévalence du VIH était de 3,1% chez les 15-49 ans, soit 16 000 personnes environ. Cette prévalence tend à la stabilisation grâce notamment au Programme National de Lutte contre le Sida lancé en 2003 par le gouvernement djiboutien. Conformément aux 4 priorités (4 P) du programme « Unissons-nous pour les enfants contre le SIDA », l’Unicef met en place des actions pour prévenir la transmission mère enfant du VIH (PTME), fournir des traitements pédiatriques, protéger les orphelins et/ou rendus vulnérables à cause du VIH/sida et prévenir les jeunes âgés de 13 à 24 ans des risques de transmission et des moyens de protection.

Ce programme lancé en 2008 bénéficiera à 23 266 femmes enceintes, environ 600 femmes séropositives, 450 enfants nés de mères affectées par le virus et plus de 120 enfants,1400 orphelins et/ou enfants vulnérables porteurs du virus dont 90 enfants des rues de la capitale et 60 000 adolescents, filles et garçons sur l’ensemble du territoire.