Les ODM ne peuvent à eux seuls résoudre le problème du développement

Publié le 21 décembre 2005 | Modifié le 19 janvier 2016

Les ODM ont servi de centre de gravité pour l'action internationale, faisant figurer le développement et la lutte contre la pauvreté sur l'agenda international d'une manière encore impensable une décennie auparavant. Mais aujourd'hui, la plupart des pays sont en retard dans la majorité des ODM. En cinq ans, les inégalités se sont encore creusées.

En outre, les ODM ne constituent pas à eux seuls un programme de développement concret et complet. Par exemple, ils ne portent pas directement sur les besoins particuliers des pays en développement à revenus intermédiaires, sur les inégalités croissantes ou encore les aspects plus larges du développement humain et de la bonne conduite des affaires publiques.

De nombreux pays, même après 2015, n’auront pas la capacité budgétaire d’assurer la maintenance des efforts réalisés pour atteindre ces objectifs, de payer les médecins, les enseignants, les soins de santé. L’engagement des pays donateurs derrière les OMD suppose qu’ils soient prêts à assurer des financements à long terme.

Ainsi se pose le problème de la mise en œuvre sur le terrain des OMD, de l’utilisation des ressources, du savoir-faire institutionnel, de la capacité de gestion et de la bonne gouvernance. Les ressources ne pourront être bien utilisées que si les pays receveurs parviennent à les absorber.

En outre, aucun pays ne pourrait supporter un doublement de l’aide du jour au lendemain. Certains Etats africains ont encore besoin de temps pour renforcer leurs capacités d’absorption. L’éparpillement des interventions des bailleurs de fonds est aussi un obstacle à un décaissement rapide de l’aide. C’est pourquoi, dans les secteurs où les dépenses sont récurrentes, comme la santé ou l’éducation, les bailleurs doivent harmoniser leur aide et mettre en commun leurs moyens.

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