Les secours de l'Unicef arrivent dans le sud du Liban

Publié le 26 juillet 2006 | Modifié le 31 août 2015

Un premier convoi a réussi à atteindre Tyr le 26 juillet. L'Unicef demande toujours la mise en place de corridors humanitaires pour acheminer l'aide jusqu'aux enfants déplacés par le conflit.

L'Unicef France a débloqué 75 000 euros d'urgence.

L’arrivée du premier convoi d’aide humanitaire pour les enfants a été annoncée le 26 juillet à Tyr, dans le sud du Liban, la région la plus éprouvée par le conflit. Le convoi se compose de 40 tonnes de fournitures humanitaires à destination des dizaines de milliers d’enfants déplacés par l’escalade de la violence dans le pays. Les fournitures de l’Unicef comprennent des tablettes de purification de l’eau, du savon, des couches et divers produits d’hygiène.

La Directrice générale de l’Unicef, Ann M. Veneman, a rappelé à quel point il était important d’atteindre les enfants les plus vulnérables. « L’accès sans entrave aux populations touchées est un élément capital de toute intervention humanitaire et une obligation en vertu du droit international. Nous devons de toute urgence atteindre ces enfants et leur donner ces fournitures qui peuvent faire la différence entre la vie et la mort ».

L’Unicef estime que 45% des quelque 700 000 civils déplacés sont des enfants. Environ 125 000 personnes vivent dans des écoles et abris et ont besoin de toute urgence de réservoirs et de citernes pour stocker l’eau, de meilleurs moyens d’assainissement et de trousses de santé. Cependant, l’insécurité ambiante gêne considérablement les capacités de l’Unicef à atteindre les populations affectées en dehors de Beyrouth. L’Unicef se joint aux institutions de l’ONU pour réclamer des couloirs de sécurité permettant l’acheminement de l’aide à tous les enfants affectés par la crise.

Mme Veneman a également insisté pour que l’on respecte la neutralité et la sécurité de tous les agents humanitaires, suite aux déclarations de la Croix-Rouge libanaise selon lesquelles plusieurs de ses agents avaient été blessés au cours de bombardements dans le sud du Liban. Mme Veneman a également déploré la mort de quatre observateurs de l’ONU le 25 juillet dans le sud du pays.

L’appel de fonds de l’Unicef fait partie de celui des Nations Unies lancé le 24 juillet à Beyrouth par Jan Egeland, le Coordinateur des secours d’urgence de l’ONU et qui se monte à 149 millions de dollars (117 millions d’euros). Sur cette somme, l’Unicef demande 23,8 millions de dollars (19 millions d’euros) pour une aide immédiate à court terme destinée aux enfants.

Au cours des trois prochains mois, l’Unicef et ses partenaires au Liban et en Syrie :

  • fourniront du matériel pour assurer un approvisionnement en eau potable et le fonctionnement des équipements sanitaires dans les écoles ;
  • fourniront des trousses de premiers secours contenant des médicaments essentiels destinés aux centres de santé et aux personnes déplacées ;
  • observeront les enfants ayant subi des expériences traumatisantes et leur viendront en aide ;
  • préviendront la séparation des enfants d’avec leur famille et réuniront les enfants qui ont été séparés d’elles ;
  • fourniront des kits récréatifs qui seront distribués dans 50 écoles.

L’Unicef France relaie l’appel de fonds global lancé par l’Unicef et a débloqué 75 000 € en urgence : cette contribution sera utilisée en priorité pour subvenir aux besoins en eau. Pour Jacques Hintzy, président de l’Unicef France, « les besoins en eau et assainissement - approvisionner en eau et assurer le fonctionnement des équipements sanitaires pour les personnes déplacées installées dans les espaces publics (écoles, parcs…) ainsi que les populations vivant dans les zones touchées au sud du pays – sont considérables, ils représentent 9,5 millions d’euros sur la totalité des 19 millions de l’appel d’urgence de l’Unicef ».

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