Mettre fin aux graves violations des droits de l’enfant dans les conflits armés

Publié le 28 avril 2009 | Modifié le 24 décembre 2015

L’Unicef rejoint l’appel du Secrétaire général de l’ONU contre le recrutement et l’exploitation sexuelle des enfants par les groupes armés lors des conflits. Une discussion se tient en ce moment au Conseil de sécurité à l’occasion du rapport annuel du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés.

Le rapport du Secrétaire général identifie les parties qui recrutent des enfants, en violation du droit international. Ce nouveau rapport appelle à ce que les groupes qui se rendent coupables de violences sexuelles et d’autres graves violations contre les enfants soient également nommés dans les annexes des futurs rapports.

Les violations graves sont définies dans le rapport : elles concernent le recrutement et l’utilisation d’enfants, le meurtre et la mutilation des enfants, le viol et autre acte grave de violence sexuelle, l’enlèvement, les attaques sur les écoles et les hôpitaux, et le déni d’accès humanitaire aux enfants.

Le rapport mentionne des progrès dans la libération des enfants des groupes et forces armés (dont plus de 1200 libérés des groupes armés au Nord Kivu en République Démocratique du Congo, depuis le début 2009, et 342 sortis des groupes armés au Burundi). Il signale cependant des violations perpétrées par 56 parties en conflit, sur un total de 20 pays.

Des incidents sont recensés sur une vingtaine de pays : en République Démocratique du Congo, par exemple, l’Armée de Résistance du Seigneur a étendu ses opérations au-delà de plusieurs frontières de la région et a kidnappé 300 enfants depuis novembre 2008. Les attaques dirigées contre des écoles sont désormais fréquentes.

Comme le rappelle Ann Veneman, directrice générale de l’Unicef, « En Afghanistan, des enseignants et des élèves (des filles, en particulier) ont été visés. Les enfants restent les victimes des guerres des adultes ».

L’Unicef soutient les systèmes nationaux de protection de l’enfance et mène des interventions comme les soins transitoires destinés aux enfants libérés, le soutien médical et psychosocial, la réintégration et la réunification familiale, l’appui aux victimes de violences sexuelles et les actions pour renforcer les systèmes de justice nationaux et la législation relative aux enfants.

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